dimanche, 05 novembre 2006
Boiçucanga "Churrasco, pluie et cachaça " - (Saison IV)
Règlement de compte ...
Tous réuni autour du petit déj, c’est l’heure des règlements de compte. Difficile de digérer la nuit en enfer que nous venons d’endurer. Toutefois, nous ne sommes pas rancuniers, je passe donc l’éponge sur la boîte de médocs reçu en pleine face. De toute façon, j’ai bien compris que la prochaine nuit qui nous attend risque de ressembler fortement à celle de la veille. Je ne crois pas aux miracles.
Visite matinale...
Nous recevons la visite matinale du « porco » (ami d’enfance de ED), de sa femme Patricia et leur gamine. Comme tout bons paulistas qui se respectent (quand ils ne sont pas propriétaires) louent à l’année une maison sur le littoral pour y passer leur week end. La belle vie quoi ? A savoir, que lorsque nous nous gelons les fesses en plein mois de décembre, eux, se dorent la pilule sur la plage.
Dehors il pleut des cordes, mais ça ne les arrête pas pour autant et ils nous proposent de faire un churrasco (barbecue) sous la véranda. Nous sommes un peu déçu, nous pensions passer notre journée à "larver" autour de la piscine et préparer notre bronzage pour Fernando de Noronha, c'est raté !.
ED, le Porco et Gabriel décident de sortir faire quelques courses pour ravitailler la baraque. Bien sûre ! et moi je suis "Jeanne d'Arc" qui prend feu sur son bûché à Orléans. Je n'y crois PAS une seule seconde à leurs courses. "L'innocence de la première fois" est périmée à JAMAIS. Certes, ils feront une petite halte au supermarché du coin, histoire d'acheter quelques packs de Skol (Bière), mais 5 min, pas plus !. J'imagine déjà dans quel état de débauche, ils vont nous revenir...
Tout pareil...comme il y a 4 ans...
Pari gagné ! quelques heures plus tard, les voilà de retour...
Je me précipite sous la véranda, je ne veux pas manquer l'arrivée de Gabriel. Une sensation de déjà vécu m'envahie. Je revois le MEME Gabriel qu'il y a 4 ans traverser le jardin, celui qui était sorti avec les cousins pour faire des "courses" et qui m'était revenu suppurant la cachaça à moins d'un mètre. C'est tout pareil, seulement sans les coups de soleil. Rien à changé. Gabriel se présente devant moi. Je sourie. Ironiquement, je lui demande si les courses ont été agréables et si tout s'est bien passé. Comme la première fois, il me répond " Zia je suis mort, je suis bourré, par contre il y a quelque chose qui s'est passé qui ne m'a pas plu du tout". Il a l'air sérieux. Je ne comprends pas tout. Je suis inquiète, mais que s'est-il donc passé ?, je lui demande des explications un peu plus claires. Il me regarde et il me dit " Je suis vexée car le soleil, lui, n'était pas au rendez-vous". Ouf !!!!! Nous éclatons de rires...on se retrouve ENFIN...;-)
Une journée de débauche TOTALE...
Nous passons le reste de la journée à manger, à boire et pour certains à fumer (aussi). Pour la première fois de ma vie, j'assiste à une scène inoubliable. ED enseigne à Nono (Madame ma mère) à fumer des "joints de marijuana". Je rappelle les ages : 45 et 51 ans !. J'aimerai avoir leur dynamisme dans 15 piges ;-) Ils sont terribles !
Gabriel et moi, nous sommes complètement hilare, des larmes vont couler de mes yeux tant je vais rire. Je cours attraper l'appareil photo. J'immortalise ce moment unique en filmant cette inititation. Cette vidéo vaut de l'or ! Madame ma mère, m'a demandé de détruire cette "pièce à conviction" mais elle peut toujours rêver, je la garde précieusement. Elle va terminer allonger sur le sofa, scotchée devant une "novelas" à la con, le temps de retrouver ses esprits...;-)
Quand j'aime pas...j'aime pas...
Le Porco et sa femme Patricia ont bien décidé à « squatter » la baraque. Je n’aime pas Patricia, comme ça au moins c’est clair. J’ai fais sa connaissance l’année dernière, certaines de ses attitudes ne me plaisent pas. Un peu trop allumeuse, un peu trop provocatrice, un peu trop pleins de choses qui font qu’elle et moi nous ne sommes pas et nous ne pourrons jamais être en osmose. Je me contente de ne pas y prêter attention, ainsi je suis tranquille. D’ailleurs, j'ai recommandé à Bruxa d’agir de la même façon. Elle se « prend souvent la tête » quand elle s’aperçoit que la dame en question aguiche ouvertement ED sous ses yeux. Bon, mais ED n’est pas sa seule « victime », elle se comporte de cette manière avec tous individus mâles qui gravitent autour d’elle...si vous voyez ce que je veux dire...qu’il soit marié, en couple, libre ou pas...elle attaque !
Heureusement, elle ne fait pas long feu dans notre petite journée barbecue, la dame a la diarrhée (comédienne en plus !) et nous lâche en cours de route, la pauvre ! Par contre, son époux le Porco enfin son ex-époux mais bon c'est trop compliqué à expliquer c'est pire que "Dallas" est un personnage très sympathique. Il se déglingue la tête de milles et une façons, mais il n'est pas dérangeant, voir divertissant.
Mais quand j'aime...j'aime...
En fin d'après-midi, tout le monde ou presque est bien entamé. Je ne veux même pas savoir quel serait le verdict d'un alcootest !. J'ignore du reste comment (principalement) ces messieurs tiennent encore debout. Gabriel transpire la cachaça et la vodka depuis quasiment l'instant où il s'est levé ce matin. Ses yeux ressemblent à ceux d'un lapin russe. Mais, comme je l'ai déjà dis à maintes et maintes reprises, j'aime quand gabriel a bu. Je ne sais pas réellement le pourquoi du comment de cet "amour" que je voue à son taux d'alcolisme anormalement élévé, mais j'aime. Sans doute, parce qu'il est désinhibé, qu'il est moins introverti et pour une bavarde comme moi, j'y trouve obligatoirement mon compte quand il est dans cet état (attention, je parle d'un état raisonnable quand même, je ne veux pas d'un Gabriel malade proche du coma éthylique !!!!) à mes côtés. Donc, Gabriel qui a un p'tit coup dans l'ail...hmmmm....et bien c'est très sympa ;-) !
Qui as dis que c'était fini....
A peine 19h et nous sommes tous sur les rotules. Sincèrement, on aurait bien fait une escale sur nos lits même avec les matelas en plastique, nous étions preneurs ! Mais, nous sommes à Boiçucanga et à Boiçucanga on n'est jamais en mode "off" et surtout pas à 19h !.
ED et Bruxa veulent absolument inaugurer l'appareil à raclette que je leur ai offert : maintenant, tout de suite ! Nous n'avons pas faim, nous sommes crevés. Mais, eux, ils veulent goûter coûte que coûte au fromage que Gabriel a emporté depuis Paris et au vin blanc qui va avec ! Ils ne connaissent pas ce plat savoyard, pour eux c'est une grande première...nous ne pouvons pas leur refuser cette envie.
Nous voilà, donc parti en cuisine à la recherche d'une cocotte minute pour une nouvelle aventure culinaire...
A suivre...
Photoblog : http://escapadesbresiliennes.hautetfort.com/
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mercredi, 18 octobre 2006
Boiçucanga " Une nuit en enfer..." - (Saison IV)
MAIS...
Il y a les matelas en plastique...
Nous avions oublié un détail qui lorsque nous sommes couchés dans ces lits prend toute son importance : "Les matelas en plastique". Je m'explique : Tous les matelas de cette baraque sont ENCORE recouverts par leurs plastiques d'origine. Ils n'ont jamais été retirés, et pour cause les cousins ont l'intime conviction qu'ainsi ils seront protégés contre l'humidité. Soit, pourquoi pas ? J'imagine que depuis 5 ans, ils sont complètement immunisés contre l'inconfort que procure une telle "fantaisie". MAIS PAS NOUUUUUUUUUUUS !!!!!!!!!!!!
Dormir là-dessus, c'est insupportable, c'est horrible !. Le plastique dégage une sensation de chaleur désagréable, et franchement on s'en passerai bien. Nous devons déjà supporté les 30 degrés qu'affiche le thermomètre à 03h du mat accompagné d'un taux d'humidité supérieur à la normale. Il n'y a pas de clim, nous avons juste un ventilateur fixé au plafond qui brase de l'air chaud et qui par conséquent ne sert à rien. Ce plastique nous fait transpirer comme des porcs et ceci dès le moindre de nos mouvements. On n'a l'impression de coucher sur un "lit thermique à effet sauna".
Ca glisse, ça colle, ça stress, ça énerve...
Mais...ceux ne sont pas les seuls inconvénients : L'autre, étant le BRUIT. Bah, oui car à moins d'être une momie et de ne pas bouger d'un orteil pendant 8 heures, ce qui est strictement inconcevable car sauf preuve du contraire nous sommes bien vivants. Dès que l'un ou l'autre (celui qui cohabite avec vous dans cette galère) à le malheur de se retourner ou de bouger ne serait-ce qu'un millimètre de son corps, cela provoque un bruit de "plastique frotté" qui à la longue soit vous réveille (si par chance vous aviez réussi à fermer un oeil), soit vous titille votre "masse" nerveuse.
La prochaine fois : j'achète et j'emporte un matelas pneumatique "spécial camping au grand air", et je suis persuadée que j'y dormirai 10000000000000000 fois mieux ! Et tempis, pour les excédents bagages !
Il y a aussi les coussins...
Les coussins sont une denrée rare à Boiçucanga. Il y en a pas pour tout le monde. Nous sommes donc obligés de nous battre et de se les piquer les uns des autres. Le mien, je l'avais caché sous mon lit en dessous d'une grosse valise. Mais, finalement je me suis prise la tête pour rien car dormir avec ou sans, on ne constate aucune différence. Ce n'est pas ce que j'appelle des coussins, on n'est loin du grand coussin garni de véritables plumes de canard anti-acariens. Non, là c'est un minuscule coussin d'un centimètre sur deux qui "normalement" sert à "décorer" un canapé. Le lendemain au réveil, c'est le torticolis assuré !
Il y a les moustiques...
Non, loin de la maison se trouve la "mata atlantica" (la forêt atlantique) et des chutes d'eau magnifiques. Par conséquent, toutes cette verdure et cette eau nous apportent tous les moustiques des allantours. En moins d'une heure, notre corps est recouvert de piqûres. On n'a beau s'asperger de spray repulsif, il y a rien à faire, ils viennent quand même, nous "sucer " le sang , rien ne les arrête !. J'ai fini par faire une allergie et j'ai gardé mes jambes recouvertes de boutons rouges inflammés pendant 45 jours !
Il n'y a jamais de silence dans cette baraque...
Le cousin ED quand il est "mort saoul" (C'est à dire, tous les jours quand nous sommes à Boiçucanga) s'écroule sur le sofa et s'endort la bouche ouverte devant la TV mise à fond la gamme. Personne ne bouge pensant qu'il va bien finir par se réveiller et regagner sa chambre. Mais, queutchie ! il est tellement bourré qu'il ne s'en rend même pas compte. A tour de rôle, nous nous levons pour délivrer tout le monde des dialogues "hurlant" des "novelas" (version brésilienne des "feux de l'amour" qui passe en boucle sur la châine "O globo").
Le cousin "mort saoul" qui dort sur le sol du salon :
Quand ce n'est pas la TV restée allumée, c'est les gamins qui prennent le relais. Ils se chamaillent, se pincent, torturent les clébards, pleurnichent jusqu'à ce que leur mère ou la mienne les rappel à l'ordre en leur "gueulant" dessus. Un conseil : Faites des gosses et transformer votre baraque en refuge SPA ! c'est que du bonheur !
30 millions d'amis :
Il y a les ronflements...
Malgré cette literie pourrie et cette baraque qui n'est jamais sous silence, Gabriel et moi essayons de nous endormir (tant bien que mal). J'essaye de me faire discrète et de bouger au minimum dans mon lit pour éviter de le gêner dans son sommeil. C'est un combat difficil que je suis en train de mener car j'ai mal au dos et je crève de chaud sur ce matelas merdique. Néammoins, je fini par m'endormir d'épuisement. Cependant, ce moment de répit ne va pas durer très longtemps. Je me fais plusieurs fois réveiller en sursaut, soit parce que Gabriel vient de me balançer en pleine figure un de ses vétements pour faire cesser mes ronflements, soit parce que Gabriel ronfle tellement fort qu'il me perturbe dans mon sommeil. En revanche, MOI je n'ai pas le courage de le réveiller, je sais qu'il est crevé et qu'il a besoin de repos, je prends donc mon mal en patience sans pester. Imaginez-vous la galère que nous sommes en train de vivre !. Ce petit manège va durer jusqu'au petit matin.
Le soleil se lève tout juste, c'est la première fois durant cette nuit en enfer, que je dormais d'un sommeil profond presque agréable quand soudain, je me fais réveiller en sursaut (encore une fois), j'ai le coeur qui bat à la chamade. Gabriel vient de me jeter en pleine face une boîte de comprimés (pleine) de pastilles pour la gorge. Il se plaint ENCORE une fois de mes ronflements. Certes, je sais que ma satanée bronchite qui me colle aux bronches depuis le le mois de juillet est responsable de ces désagréments. Mais, je ne suis pas la seule !!!!!!!!!!!. Je supporte les siens depuis des heures et des heures et je n'ai RIEN DIS et RIEN FAIS !!!!. J'ai eu de la peine pour lui, je n'ai pas voulu l'ennuyer sachant qu'il était mort de fatigue, alors je me suis contentée de serrer les dents.
Je suis vexée, en colère et verte de rage ! Moi, aussi j'ai sommeil, moi aussi j'ai besoin de repos. Il aurait pu avoir un peu délicatesse en mon égard. Je ne sais pas moi, il aurait pu s'approcher tout doucement, et me secouer avec gentillesse !!!!!. J'en ai ras-le-bol, je me lève d'un bond en attrapant mon drap et je pars m'expatrier dans le salon où je me couche sur un sofa qui n'est même pas un sofa mais une banquette en cuir style futon bien dur à deux places. Mes pieds dépassent des barreaux et je ne peux même pas faire un tour sur moi-même.
J'essaye de me calmer pour tenter de terminer ma nuit enfin ce qu'il en reste à savoir que je ne l'ai même pas commencé. Je suis tout juste en train de somnoler, quand je m'aperçois que les deux gamins sont déjà réveillés. Ils sont assis sur le grand coffre en bois et ils m'observent. Ils s'interrogent sur ma présence ou plutôt, ils sont déçu de me voir à la place qu'ils convoitent pour allumer leur machine infernale, brancher leur micro et leurs amplis pour une séance de Karaoké matinale !
Séance de Karaoké Matinale en images sans le son parce qu'aujourd'hui, je suis gentille, hein ;-) Mais, la prochaine fois vous ne serez pas épargné !
J'abdique, ça ne sert plus à rien de lutter. Je sors fumer une clope y a plus que ça à faire. J'ai compris que ce n'est pas ici que je vais pouvoir me reposer et dormir en paix. Les gamins chantent à tue-tête et faux EN PLUS !!!
Mon dieu, je sais ce que j'ai oublié de prendre dans mes bagages : DES BOULES QUIES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
A suivre...
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mardi, 17 octobre 2006
Boiçucanga " L'arrivée..." - (Saison IV)
5 heures plus tard - Nous arrivons "sain et sauf" de notre épopée en Land Rover !
La maison de Boiçucanga :
Des "bêbettes non identifiés"
Reste à décharger les 250 kg de bagages. Nous libérons les gamins et les chiens surexcités. Les chiens se précipitent comme des fous furieux au fond du jardin. Ils hurlent "à la mort". Ils me donnent mal au crâne, pire que si la veille j'avais descendu une bouteille de JB pur et que je venais de me réveiller. Les aboiements infernaux de ces bassets de malheur interpellent la gamine qui va les rejoindre. ED et Gabriel continuent à vider le coffre de la land, et les autres font la queue devant les toilettes. Je décide de faire une pause cigarette dans la véranda. Une pause qui va durer moins de 30 secondes. La gamine arrive en courant en poussant des cris d'horreur. Instinctivement, elle grimpe "se réfugier" sur la table en bois qui sert à découper la viande. Elle me dit avoir vu des "bêtes" au fond du jardin. Ah, oui ? mais quoi donc comme "bêtes". Je n'ai pas le temps de lui poser plus de questions, que je vois surgir dans la nuit noir, 3 "bêtes" aux longs poils noirs (plus gros encore que les bassets), avec de grandes oreilles rondes et des yeux verts translucides. Ils poussent des cris stridents à vous filer "la chair de poule". Ils s'enfuient en courant et disparaissent dans les buissons près de la clôture . Tout le monde a entendu les cris, tout le monde me demande ce que c'était. J'en sais strictement rien. Première fois de ma vie que je vois "ça". Moi, je suis une fille de la ville, j'ai été qu'une ou deux fois quand j'avais 10 piges au zoo de Vincennes, c'est tout, et là bas, je n'ai pas vu "ça", c'est une certitude.
Je répète à plusieurs reprises leur description. Nous essayons de chercher qu'est ce que cela pouvait bien être, mais en vain. J'écarte tout de même quelques possibilités, je suis persuadée que ce n'était ni des rats, ni des chats sauvages, ni des renards, ni des putois. ED abandonne le déchargement de la Land, attrape une lampe et commence une fouille dans les buissons et dans le jardin pour voir si ces "bêtes" sont encore là. Des recherches qui n'aboutiront à rien. Ils nous restaient plus qu'à joindre "nos mains et prier" pour qu'elles ne reviennent pas dans la nuit nous "bouffer tout cru". A ce jour, c'est resté une enigme, nous ne savons toujours pas qu'est ce que cela pouvait bien être. Même le jardinier de la maison n'a pas su nous dire. Mais, si vous avez une idée ? Nous sommes preneurs !
La soirée peut (malgré tout) commencer !
Le barbecue est sortie, la "picanha" prête à être grillée, et les caipirinhas tournent. On mange, on discute, on rigole, on boît (cachaça, vodka, bières....), on fume (pas seulement que des cigarettes pour certains ;-)). La musique est à fond (c'est les voisins qui sont content). Que de souvenirs pour Gabriel et moi !. Une sensation de "déjà vécu" nous envahie. Notons, que cela faisait 4 ans que je m'étais pas retrouver dans cette maison avec Gabriel. C'était ici même qu'il avait fait la connaissance de "ma famille formidable" pour la première fois. C'était ici que nos première aventures au Brésil (ensemble) avaient eu lieu. C'était encore ici que Gabriel avait prit sa première vraie cuite à la cachaça et pour moi là où je m'étais faite noyée plus d'une fois par ce dernier dans la piscine. Cette maison est chargée d'émotions. Elle est particulière, elle a ce petit plus qui fait que l'on ne peut pas l'oublier.
Le même CD passe en boucle. Je constate le succès qu'une des musiques remporte auprès des cousins qui se trémoussent. On va facilement l'écouter une dizaine de fois. Une chanson digne d'un "tube d'été" qui pourrait être mise en fond d'une pub "orangina".

Mc Leozinho - "Se ela dança, eu danço" -
Je déclare officiellement cette chanson comme étant "l'hymne national de Boiçucanga". A l'heure d'aujourd'hui quand je suis dans mon chez moi à Paris et que je l'écoute, elle me fait sourire, je les revois tous en train de se déhancher dessus et la fredonner un verre à la main !
Besoin d'une bonne nuit réparatrice d'urgence...
Nous sommes fatigués. Nous avons besoin d'une bonne nuit réparatrice. Ce voyage a été epuisant. Encore plus pour Gabriel qui n'avait pas dormi depuis presque 36 heures, à savoir que la veille à la même heure, il était encore en salle d'embarquement à Roissy CDG. Nous regagnons "notre" chambre, celle que nous occupons à chacun de nos séjours dans cette maison. Je le revois encore il y a 4 ans allongé sur le lit du bas (lit superposé) en train de lire la biographie de Marylin Mansoon, et moi désepérée allongée sur le mien, un petit lit simple collé contre le mur séparé du sien par une petite table de nuit. Rien à changé, enfin si quand même, il n'avait pas emporté la bio de Marylin Mansoon, j'étais sauvé ou presque ;-).
Je retrouve des affaires m'appartenant, rien n'avait été déplacé ou jeté. Une vieux "VSD" m'appartenant (je ne m'en souvenais même plus) est encore rangé dans le tiroir de la commode, là où je l'avais abandonné, il date du 3 Janvier 2003, en première page, il y a une photo de "l'accident mortel de la princesse Diana". Dans la salle de bain, il y a encore mon gel douche, celui que j'ai laissé l'année dernière. Je sourie. J'aime ces petits détails anodins. Je trouve ça dingue. Je vis à 10000 km d'eux, je viens une fois par an et à chacun de mes départs rien ne garantie que je reviendrai l'année d'après et pourtant ! Tout ceci me donne la sensation "d'exister" dans cet endroit si loin d'où je vis et que même si un jour je ne devais pas y revenir pendant très longtemps, j'aurais laissé "mes traces", c'est idiot, mais quelque part ça me rassure.
Nous nous installons dans nos lits respectifs, nos yeux piquent, l'alcool a bien affaibli notre corps déjà bien meurtri par un voyage en land rover plus 12 heures de vol en classe éco pour Gabriel. Nous n'avons qu'une seule envie, c'est de se faire kidnapper pour au moins 10 bonnes heures par "Morphé"....MAIS ce n'est pas si simple...Nous sommes à Boiçucanga, il ne faut pas l'oublier....donc évidemment, il y a un MAIS....
A suivre...
20:35 Publié dans Boires et déboires au Brésil (IIème partie) | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
vendredi, 13 octobre 2006
Sao Paulo "Voyage en Land Rover" - (Saison IV)
On n 'est pas rendu...
Les retrouvailles faites, les verres de cachaça vidés, nous décidons de nous activer un peu. Enfin, façon de parler car les cousins Ed et Bruxa sont les champions du monde dans la catégorie "On vous donne rdv pour 10h, mais NOUS nous seront prêt qu'à 19h, et VOUS vous nous attendez...". La ponctualité n'est pas une de leur qualité première, c'est le cas de le dire. Ils ne sont jamais pressés (ou alors c'est nous qui ne prenons pas le temps de vivre, au choix ?), ils mettent des heures et des heures à se préparer, c'est une catastrophe. Vous êtes là devant eux impuissants, vous les regarder gesticuler dans tous les sens, préparer leurs milliards de sacs plastiques à emporter, "booster" leurs gamins encore en pyjama scotchés devant la TV ou leurs jeux vidéos et bien entendu sans oublier "l'épisode" sortir leur 150 voitures de leur garage (La circulation alternée est de rigueur à Sao Paulo mise en place pour lutter contre la pollution et les embouteillages, alors ceux qui en n'ont les moyens financiers ont souvent plusieurs véhicules, donc pour résumé cette mesure sert à queudale). Par conséquent, ils changent de voitures tous les 2 jours ce qui provoque à chaque fois un raz-de-marée. Ils sortent d'abord la première, pour garer la seconde, puis déplacent leur scooter, leurs motos mais comme ils ont 5 chiens en liberté dans leur jardin, ça complique tout le processus déjà super compliqué. Car non seulement, ils doivent faire toutes ces manoeuvres mais en plus retenir les chiens pour éviter qu'un d'entres eux se suicident en se jetant sous les roues. Bref, tout le monde l'aura compris, c'est un VERITABLE BORDEL...et je pèse mes mots !
Avant de partir...
Avant de quitter Sao Paulo, nous devions nous acquitter de certaines missions. La première (et la plus chiante) passer à l'agence de voyage de la cousine qui fait que de la "merde" pour régler nos séjours. Quant à la seconde, celle d'aller au marché du coin pour acheter de quoi faire une raclette. Oui, oui une raclette au Brésil, ça à l'air complètement démentiel mais c'est comme ça, faut pas avoir peur. En guise de cadeau souvenir, j'ai offert à mon arrivée à Ed et Bruxa un appareil à raclette afin qu'il puisse goûter à cette petite spécialitée savoyarde. Quant à Gabriel, il s'est chargé d'apporter le fromage (oui, oui dans ses valises :-)) et la bouteille de chablis qui va avec. ED a eu donc la subite envie d'inaugurer cet engin à Boiçucanga !
L'agence de voyage...(bis)
Nous arrivons donc à l'agence de voyage de la cousine qui nous accueille avec son plus joli des sourires, tu parles, elle n'est pas folle "la guèpe", avec tout le fric que nous allions lui lâcher, elle allait faire son chiffres d'affaire pour l'année. Gabriel fait donc connaissance avec cette dernière et comprend très vite pourquoi j'avais l'air si desespérée. Comme d'hab, elle s'emmèle les pinceaux, elle n'a rien préparé et fignole le truc devant nous alors que je lui avais dis que nous étions pressé pour cause de départ imminent en week end ! Elle commence à nous faire remplir 450000000 documents.
C'est tout un programme pour pouvoir régler des achats en CB au Brésil à croire que ce n'est pas débité de notre compte en banque mais de celui du père Noel. Il faut remplir je ne sais combien de formulaire de pré-autorisation, faire 40 copies de notre passeport, attendre la vérification de l'authencité par la centrale de la CB, passer la CB en empreinte sur un "vieux fer à repasser" une dizaine de fois...c'est la préhistoire ! Tout ce schmilblique me donne la migraine, d'autant plus que je sais que ED est mal stationné et qu'il doit sans doute s'impatienter...
Je vérifie minutieusement que la cousine n'ai pas fais de boulette, surtout qu'elle avait mit 3 jours à comprendre que Gabriel était un môssieur et que pour cette raison, il fallait éviter de féminiser son prénom au risque de le voir se faire refouler par les autoritées douanières. Elle nous dit qu'elle n'a pas nos carnets de voyage, ah oui ? et on fait comment nous ? Gabriel est censé embarquer pour l'Amazonie le mardi suivant et moi le mercredi pour Natal ! Elle nous explique que ce n'est pas bien important, bah voyons ! et que tout sera prêt lundi matin, première heure ! Je suis septique mais encore une fois je n'ai plus le temps, je n'ai pas le choix, j'abdique.
Nous sortons de cette maudite agence sans les billets d'avion mais léger en EUROS sur nos comptes en banque....ça c'est une certitude !
Y a pas de viande de grison...
Nous courrons au marché du coin pour acheter de la charcuterie. Nous tournoyons dans les stands afin de trouver de la viande de grison. Cela s'avère impossible à trouver. Personne connaît, personne sait, personne ne comprend et nous n'avons aucune idée de la traduction en portugais.
Regardez par vous même, vous verrez bien : Y A PAS !!!!!!!!!
Retour chez ED...
Pendant notre absence, Bruxa et Nono avait comme mission réunir les affaires....Ah, ça c'est sûre, elles les ont réuni...environ 250 kg de bagages en tout genre attendent d'être chargés dans la Land Rover...Y en a partout, c'est indescriptible....
Chargement de la Land Rover...
Le coffre arrière du véhicule est blindé à mort. On n'aperçoit même plus les deux petites banquettes qui sont sur les côtés qui peuvent normalement accueillir 4 personnes. Là, il ne faut même plus compter sur elles, elles sont envahi de sacs plastiques, de glacières, de valises....Il va donc falloir se serrer à l'avant, à savoir que nous sommes 5 adultes, 2 gosses et 4 chiens (oui, très important les clébards...). Nono, Gabriel et moi-même prenons place sur la banquette à 3 places, et Gabriel en prime récolte le gamin surexité sur ces genoux. ED prend la place du conducteur et Bruxa la place du co-pilote avec sur les genoux sa gamine. Nous n'avons même pas la place de bouger nos pieds qui eux sont enfoui sous sacs n'ayant pas trouver de place dans le coffre arrière. Les 4 chiens (bassets) hurlent comme des porcs et se baladent entre l'arrière et l'avant de la voiture, ils se promènent sur nos jambes, nos têtes et nos épaules, c'est insuportable...On les balancent les uns après les autres dans le coffre arrière mais c'est coriace ces bêtes là, ça revient à la charge constamment....
LE VOYAGE EN LAND ROVER....
C'est juste un tout petit aperçu de ce que nous avons pu vivre durant ce fameux voyage en Land Rover... Il restera pour TOUJOURS dans nos mémoires...des moments qui à mon grand regret ne peuvent pas être raconté avec des mots, ils se doivent d'être vécu pour les ressentirs...;-) A l'occas, vous êtes les bienvenues ! si, si paniquez pas on fera la place ;-) !
Nota béné : Gabriel n'avait pas dormi depuis presque 36 heures (Il est arrivé le matin même à 06h)...chapeau bas pour ce dernier aux nerfs solides ;-)
Nous sommes arrivés "sain et sauf" vers 21h, et la soirée ne faisait que commencer...;-)
A suivre...
Ps : Les vidéos sont longues à charger, il faut attendre quelques secondes après l'affichage de "loading"
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lundi, 09 octobre 2006
Sao Paulo "4 ans après..." - (Saison IV)
4 ans après...
06h du mat, l'avion qui transporte Gabriel vient de se poser. Je guette attentivement la porte des arrivées. Des italiens, des espagnols, des portugais mais pas de Gabriel à l'horizon.
40 min plus tard, j'aperçois enfin sa tête. Ca y est ! on y est ! Nous re-voici 4 ans après notre toute première escapade (qui n'est pas passé inaperçue) réuni en terre promise. Nous revenons de loin. Il s'est passé tellement de chose depuis la "première fois". Il y a encore 8 mois, ce n'était pas prévu au programme et j'étais loin de me douter que nous serions UN JOUR ammené à re-partager des vacances au Brésil. Encore une fois, cela prouve à quel point l'avenir est incertain. Tout peut évoluer très vite. On fait des projets, on s'imagine des trucs et finalement c'est tout l'inverse qui arrive...
Le destin en a voulu ainsi. Nous avons répondu "présent".
12 heures c'est long...
Illico presto, nous sortons de l'aéroport, Gabriel me raconte ses 12 longues heures de voyage en classe éco, dont il a passé une partie couché sur le sol coincé entre son siège et la porte de sortie de secours. Rien de bien étonnant quand on connait un peu l'énergumène et sa "bougeotte" légendaire. Son instit de CE2 devait l'attacher à sa chaise pour l'empêcher de se ballader dans sa salle de classe, donc c'est pour dire !
La Frangine au volant, une purge !
Très vite, il me fait remarquer la conduite douteuse de la Frangine. Je rigole, j'en suis pas à ma première fois, rien qu'à l'aller, nous avons failli nous faire faucher par un camion, oui, oui pour elle les retros c'est de la déco ! Le trajet jusqu'à l'appartement s'avère donc extrèment périlleux. D'autant plus, que sa voiture est dans un sale état ce qui n'arrange pas notre histoire. Entre direction merdique et boîte de vitesse ruinée, on n'est gâté !
Mauvais "karma" ????????
Néammoins, nous arrivons à bon port accueilli par Nono encore toute endormie et les yeux pleins de sommeil. Nous profitons du p'tit déj pour faire un "débrieffing" de la situation. Nous discutons donc entre autre de l'organisation de nos futurs périples, que j'ai "essayé" de mettre en place toute la semaine précédente son arrivée. Nous en venons donc à parler du fameux séjour en Amazonie, que j'ai réservé en direct avec une agence récéptive à Manaus. Gabriel a bien reçu les devis que la nénétte lui a fait parvenir par mail. Mais, ce n'est pas tout, bah, non si non ce serait trop simple !
Gabriel me raconte que la nénétte, la brésilienne, la récéptive bref la "pouffe" qui bosse pour cette agence s'est connectée sur son msn. Ah, oui ? Pourquoi donc ? j'avais tout validé avec elle, c'était inutile. Cette jeune demoiselle en a profité pour causer un peu avec lui, histoire de faire connaissance. Elle est francophone (J'ai un don pour croiser des francophones au Brésil alors que sur une population de 180 millions d'hab à peine 1% parle et comprend notre langue) , elle a déjà visité Paris (Paris, ville de la lumière, le parfum, le vin et son romantisme, on "connaît la chanson", merci bien !) et elle est vraiment déçu que Gabriel ne reste pas quelques jours à Manaus parce que si non elle ce serait fait un plaisir de jouer les guides (Et là, tu dis la S*****, parce que t'es polit). Bien entendu, elle n'oublie pas de lui montrer une petite photo de son minois au regard suggestif (commercial jusqu'au bout...;-)).
Je suis sur les fesses. Curieusement, ce petit scénario "à quelque chose prêt" m'en fais penser à un autre, un goût de "déjà vécu" m'envahi, celui d'une histoire d'hôtel, de rio de janeiro, de récéption et de tout le taintouin...Et, là je me dis mais ce n'est pas possible, bordel, j'ai un mauvais karma ou quoi ????? J'appelle pour réserver une semaine en Amazonie, j'aurais pu tomber sur un indien de 50 piges parlant un dialecte incompréhensible vivant dans une hutte sur les bords du fleuve et NON, je tombe sur une "pouffe" tellement PRO qu'elle propose ses services comme guide "gratuitement" sans qu'on lui demande quoi que ce soit ! Incroyable, mais tellement vrai....Mon traumatisme "post-récéptioniste-carioca" revient à la charge pour me posséder....
Gabriel me sourit et me dit "mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas en Amazonie pour b*****mais pour visiter la forêt, je m'en tape de cette nana, j'ai bien capté son manège..." Soit, de toute façon, j'en ai rien faire, hein, ce n'est pas mon problème à moi, ça ne me regarde pas...bon, d'accord, je mens...;-), tout le monde l'a compris...
Les retrouvailles...
Toutes ces histoires, c'est bien (enfin ça dépend quel rôle on tient dans l'histoire), mais une journée chargée nous attend. Nous devons partir incésemment sous peu avec ED et Bruxa pour passer les 2 prochains jours dans leur maison de Boiçucanga (que de souvenirs encoreuuuuuuuu là bas). ED et Bruxa ne sont pas du tout au courant de son arrivée. Pendant 6 mois, nous avons gardé le secret en leur rabachant qu'il bossait à Dublin jusqu'à la mi-octobre et que par conséquent, il n'était pas prévu qu'il pointe le bout de son nez. Ils ont eu beaucoup de mal à me croire, car ils me connaissent un tit peu (quand même) et ils avaient trouvé curieux de ma part que je n'ai pas sauté sur l'occas pour tenter de le détourner et le convaincre de me rejoindre sur la Terre promise. Mais j'ai rusé d'arguments et j'ai réussi à leur ôter tous leurs doutes.
Juste le temps de réunir nos affaires, et nous sautons dans un taxi direction la maison de Ed et Bruxa. Ca tombe bien, ils ne sont pas là. Accueilli par leur fille, nous cachons Gabriel dans la cuisine afin que la surprise soit de taille. Peu de temps plus tard, Ed et Bruxa débarquent, nous faisons comme si de rien était, ils ne remarquent rien jusqu'au moment où Gabriel surgit de la cuisine et tapotte sur l'épaule de ED qui en lâchera ses sacs brutalement de surprise ! Tout le monde s'embrasse, les grandes retrouvailles ont lieu, on raconte les coulisses le tout une caipirinha à la main...
Un voyage en Land Rover direction Boiçucanga se prépare...
A suivre...
16:10 Publié dans Boires et déboires au Brésil (IIème partie) | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
jeudi, 05 octobre 2006
Sao Paulo "Ma première semaine" - (Saison IV)
Je suis donc arrivée sur le sol de la terre promise accompagnée de Nono. Après avoir récupéré
nos 120 kg de bagages (Le jour où nous voyagerons léger, il neigera à Rio en plein mois de décembre !), nous avons été accueilli et ceci à notre grande surprise par la Frangine (et c'est à cet instant précis que le lexique de ma p'tite note précédente prend toute son importance ;-). La Frangine avait été missionné par ED et Bruxa qui avait eu un contretemps pour venir nous chercher. Nous quittons donc l'aéroport avec comme conductrice cette dernière. Un vrai danger publique au volant (je reviendrai sur ce détail un peu plus tard). Elle conduit sans savoir où elle va, et c'est ENCORE nous avec nos 12 heures de vol et nos 5 heures de décalage dans la tête qui devont nous mettre en "mode GPS" pour lui indiquer le chemin jusqu'au centre de la ville !.
1 heure plus tard, nous voici donc "sain et sauve" (c'était vraiment pas gagné !) installées dans la cuisine de chez ED et Bruxa en train de prendre un p'tit déj. De là commence, une séance de grandes embrassades et de discussion en tout genre (1 an à rattraper, imaginez vous le délire !).
Nous passons le reste de la journée en leur compagnie en attendant que notre appartement soit disponible. Plus de 24 heures que nous n'avons pas vu la couleur d'un lit ni d'une salle de bain. Nous sommes épuisées, mais c'est pour la bonne cause alors on "aguente" !. 19h30, je tombe comme une larve dans mon lit. J'y passerai plus de 12 heures non-stop !
Dès le lendemain matin, je commence à prendre les choses en main. Mon côté "assistante de direction" se remet très vite dans le bain avec au programme l'organisation de nos futurs périples. Evidemment, il est hors de question que nous passions 2 mois à Sao Paulo, au risque de devenir complètement frappa dingue dans une telle mégapole. On n'a besoin de soleil, de cocotiers, de plage (déserte ;-)) et de dépaysement !. Je me rends donc à l'agence de voyage de la cousine. Personne n'est au courant que Gabriel doit arriver la semaine suivante, c'est une surprise ! je me dois d'être discrète.
C'est donc le début des embrouilles, je vais passer quasiment toutes mes journées dans cette maudite agence en essayant tant bien que mal d'organiser quelque chose de censée. Je suis de plus en plus agacée par la situation d'autant plus que je suis moi-même une professionnelle du tourisme et que je n'ai PLUS l'habitude que quelqu'un d'autre que moi mette le nez dans mes vacances. Je m'aperçois que la cousine ne sait absolument pas ce qu'elle vend et ne prête aucune attention à nos désirs. Elle n'en fait qu'à sa tête et je suis obligée de la recadrer pour ne pas qu'elle termine par nous envoyer dans une croisière destinée au club du 3 ème age !. Idem, elle veut envoyer Gabriel dans un hôtel de luxe en Amazonie alors que je me tue à lui dire que celui-ci souhaite séjourner dans une pousada bien simple en plein milieu de la forêt. Quant à Fernando de Noronha, elle essaye de me forcer la main à réserver 7 nuits (hors de prix) dans l'une des deux plus belles pousadas de L'île alors qu'elle n'est même pas capable de me dire si à ses dates nous aurons des places d'avion de disponible ! Je lui fais donc remarquer que je ne suis pas propriétaire d'un jet privé au cas où elle avait des doutes, NAN MAIS ! Ça va bien...
Je vais donc m'entretenir à plusieurs reprises avec Gabriel qui de l'autre côté de l'atlantique (encore) essaye de me soutenir psychologiquement dans cette p***** de galère ! qui de sucroît d'ici quelques jours allait aussi devenir la sienne lol !
Finalement, nous terminons au bout du 5 ème jour par trouver un terrain d'entente. Je prends contact avec une agence réceptive en Amazonie pour réserver en direct le séjour de Gabriel. C'est décidé il y passera 7 jours dont 2 à Manaus et 5 dans une pousada en plein milieu de la forêt avec un guide local qui lui fera découvrir les alentours. Les tarifs sont convenables et 50 % moins cher que ce que me proposait la cousine. Pour voir à quoi ça ressemble c'est par ici : www.malocas.com. Mon interlocutrice est une réceptive brésilienne qui est francophone, je lui donne l'adresse mail de Gabriel afin qu'elle lui fasse parvenir le contrat de réservation. Je préfère qu'elle traite en direct avec lui, car moi je n'y serais pas , trop "flippette" pour cohabiter avec les rats, les serpents et les alligators, non là ça va aller....;-)
Par conséquent, pendant que Gabriel jouera les indianas jones, Nono et moi, nous jouerons les "nems" ici http://www.natal.com.br/viladomar.htm sur les plages de Natal jusqu'à ce que ce dernier vienne nous rejoindre pour que nous puissions ensuite tous ensemble rejoindre l'île de Fernando de Noronha. En revanche, nous logerons pas dans la pousada luxueuse que j'avais pris soin de choisir avant mon départ car celle-ci est complète, nous irons dans une pousada bien plus modeste (sans étoile) qui nous sera attribuée seulement à notre arrivée. Y a plus choix, c'est ça ou rien, donc j'accepte le tout, c'est parti on verra bien sur place !. A la guerre comme à la guerre !
6 ème jour, Gabriel arrive le lendemain à 06h00 du mat. Je réquisitionne la Frangine pour qu'elle puisse m'accompagner le chercher à l'aéroport. Je n'ai pas le choix, temps pis

























































