samedi, 16 février 2008

Le travail, c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver...

dbaff71a955ad2c91c310916bc71e539.jpgDes refus, des promesses, des CV par milliers, des cons, des connes, des qui se prend pour des psy, des tests merdiques, des RH aigries, des fouineurs de bas étage…

Tout ça, et bien c’est fini, en tout cas pour cette fois-ci…

Ne me reste plus qu’à savourer mes 4 derniers jours de chômeuse car mercredi matin à 10h, je vais remettre ma casquette de chef de produit touristique. Une nouvelle mission, une nouvelle boîte, de nouveaux collègues…

 

                                  J’ai ch7be60c0e3e4f07e7bea8d608424f05c1.jpgangé de stratégie, et j’ai réussi à décrocher le contrat de mes rêves. Enfin, de mes "rêves " façon de dire, car ça ne va pas être "Disneyland" non plus ! C’est qu’il y a une brochure à sortir pour la fin juillet. Mais, ce n’est pas situé à perpette la galette, 5 stations de bus de mon domicile, les gonzesses n’ont pas trop l’air bégueule, niveau horaire y a eu pire en matière d’esclavage, et puis surtout, c’est juste pour 6 mois. Quant au salaire, il ne me permettra pas de crâner chez mon banquier en jouant les "Miss Prout-Prout", mais il suffira à préserver ma liberté, c’est donc l’essentiel !

Des bulles, pleins de bulles partout pour fêter cette embauche. Un petit dîner dans un restau réunionnais avec mon "baroudeur des tropiques". Nous qui sommes si réservés sur l’avenir, on n'a même osé faire des projets au point d'envisager un programme idyllique à la fin de ce contrat tant espéré.

Du Brésil pour moi (bien sûr), revoir ma petite famille formidable, boire des caipi à Boiçucanga, et revoir mes amis aussi. De la Guadeloupe pour lui, naviguer sur son voilier, boire des punchs aux Saintes, et travailler sur son projet aussi. Se rejoindre à mi-chemin dans un petit hôtel colonial sans étoiles à Caracas avec ventilateur au plafond et boire des merengada pour se rafraîchir de la chaleur tropicale …

Allez, hop, pour l’instant, doudoune, bonnet, gant, direction la mine…

mercredi, 06 février 2008

"Pierre qui roule n'amasse pas mousse… ! ?"

6d6c35d2678d9b8e6662797f557f8316.png14 entretiens d’embauche en 1 mois.

Des promesses, toujours des promesses, des « on vous rappelle Mademoiselle », du piston qui dessert plus qu’autre chose, et une tripotée de pétasses qui n’hésites pas à faire passer des tests à la con, alors qu’elles mêmes savent à peine située correctement l’Ile Maurice sur un planisphère. J’en ai vu de toutes les couleurs : du chef d’agence qui ne sait plus où il a foutu mon CV, au taras boulba qui croit pouvoir faire fortune en vendant des yourtes en Mongolie, à un directeur général qui se prend pour "inspecteur Gadget" en contactant tout mes ex employeurs.

Après chaque rendez vous, j’ai l’impression de sortir d’une séance chez le psychanalyste. D’avantage intéressé par ma personnalité qu’à mes compétences, les chargés de recrutement ou autres gugusses dans le même genre s’adonnent avec perversité à disséquer la moindre de mes paroles. Mon parcours professionnel si atypique soit-il, les inquiète et les déstabilise. Ils ne comprennent pas comment c’est possible qu’une gonzesse de mon age titulaire d’un master et d’une licence IATA (que j’ai obtenu lorsque j’étais encore sage comme une image) refuse d’intégrer un grand groupe à durée indéterminée pour entamer une carrière à la papa. Difficile pour eux, de capter que justement je ne souhaite pas leur ressembler et me retrouver à 40 piges avec le statut de responsable sectoriel. C’est mon choix, je l’assume, un point c’est tout. Effectivement, en multipliant les contrats mes chances de progression au sein d’une entreprise sont nulles, mais ce n’est pas mon but.

Je ne suis ni un gentil mouton, ni une plante verte, et encore moins un futur lèche cul de big boss qui attendrait qu’une seule chose, c’est qu’il se casse pour lui piquer sa place. J’ai d’autres projets, d’autres aspirations et ma liberté n’a pas de prix. Je souhaite organiser mon temps de travail comme je le souhaite sans devoir quémander un samedi ou quelques jours de congé à une hiérarchie de parvenue aigrie et inhumaine.

6 mois, ça suffit ! Pas un jour de plus, pas un jour de moins. C’est comme ça, et pas autrement. Je veux créer des voyages, faire rêver des gens qui ont soif d’évasion, dénicher le petit hôtel de charme à l’autre bout de la planète comme je l’ai toujours fait et non jouer les flics dans une centrale de réservation où j’aurais comme mission de rappeler à l’ordre des pauvres nanas avec un casque sur la tête qui sont obligées de demander la permission pour aller pisser. Elles sont payées 900 euros par mois, elles sont surqualifiées pour la plupart, c’est la honte. Et, moi dans tout ça je devrais avoir le rôle de la matonne ! Mais qu’ils aillent au diable ! Justement mes diplômes et surtout mon expérience je ne veux pas que ça serve à ça !

Alors, évidemment, ça les dépasse, et même leurs tests psychotechnique en pagaille ne peuvent plus rien pour eux.

Pas de découragement pour autant, j’arriverai à mes fins, je vais changer de stratégie…

mardi, 23 octobre 2007

Conseiller à l'emploi, un vrai métier d'avenir !

7630fb2a59c96e48ecebea9a0abdec14.jpgHier matin, j’ai été convoquée à mon entretien mensuel de citoyenne de la Principauté des Assedic’s Land. Mon tout premier depuis ma première inscription, puisque je n’avais pas pu me présenter à celui du 21 septembre dernier étant donné que j’avais loupé mon avion et que j’étais coincée à 10 000 bornes de leur agence. D’ailleurs, si je ne m’étais pas manifestée après leur avoir fourni un justificatif d’absence, ils ne m’auraient sans doute jamais re-convoquer. Je serais passée complètement inaperçue, j’ai dû presque les supplier à genoux, tant ils n’étaient pas pressés de me rencontrer.

J’arrive avec quelques minutes de retard. Je fais mon mea culpa auprès du type de l’accueil qui m’excuse sans peine. Tant mieux ça m’évite de lui raconter que de la merde. Il me fait juste remarquer qu’il manque un bout à ma lettre de convocation. Ouais, c’est une clope qui a dérapé dessus, un matin quand je n’étais pas bien réveillée et que j’essayais d’ouvrir mon courrier (quand même). Il me fait patienter dans le hall en attendant que mon conseiller à l’emploi soit disponible pour me recevoir. Je me fais un peu chier alors je lis les petites annonces. Très curieux comme organisation, je ne vois aucunes offres d’emplois concernant mon secteur d’activité alors que je suis censée être dans une agence spécialisée dans mon domaine professionnel. Y a des trucs qui m’échappent….

Le conseiller débarque, écorche mon nom, et me fait asseoir à son bureau. Immédiatement, je lui file un CV. Immédiatement, il me dit qu’il existe des ateliers d’aide pour leur rédaction. Mais, comment peut-il juger qu’il ne soit pas correct puisqu’il ne l’a même pas lu ? Il est curieux, lui aussi.

Il a l’air de s’en taper le coquillard, il n’y prête que peu d’attention trop concentré sur son écran d’ordi où il fait défiler son discours tout préparé. Il commence à me poser une série de questions plus débiles les unes que les autres du genre « Mademoiselle, est ce que depuis le XXXX vous recherchez un emploi ACTIVEMENT ? ». Bien sûre, Monsieur ! Mais, putain quel est le con ou la conasse de service pour répondre autre chose qu’un oui ? J’en vois mal un ou une lui répondre qu’il ou elle se gratte le fion toute la journée devant les feux de l’amour en attendant le 05 de chaque mois pour toucher ses indemnités !

Il me faut peu de temps aussi pour m’apercevoir que ce Monsieur, soit disant spécialiste dans les métiers d7493d7e2306d76887171044abf1d7480.jpgu Tourisme, n’y connait rien du tout mais rien du tout. Il n’arrive même pas à faire la différence entre un coordinateur de vol, un agent de comptoir et un chef de produit. Et la cerise sur le gâteau, c’est qu’il me demande pourquoi je ne postule pas pour une compagnie aérienne portugaise pour faire partie du personnel naviguant. Non, mais moi j’ai fais des études de commerce International, j’ai une licence de Tourisme et je n’ai pas de diplôme d’hôtesse de l’air ! Il se goure de personne là ! Et dire que ça fait, 3 piges qu’il bosse là dedans !

 
Il est tellement largué qu'il me demande de lui expliquer quelles sont les différences entres toutes ces professions. Toutefois, il n'arrivera quand même pas à trouver le bon code métier interne correspondant à mon statut dans sa base de donnée. Il me collera donc celui d'agent de comptoir, pourtant je suis persuadée que celui de chef de produit existe, car je ne l'ai pas retenu mais vu sur leur site Internet. Après tout, peu importe qu'il mette le code qui lui fait plaisir, de toute façon, ce n'est pas lui qui va m'aider ni même me trouver un emploi !.

Pour presque finir, il profite de ma sympathie (pour reprendre ses dires) pour me demander quelques conseils pour ses futures vacances. Il aimerait aller à Rio de Janeiro, le Brésil ça l’attire ! Pour le coup, je prends réellement la casquette d’agent de comptoir et je commence un long descriptif sur les différences d’un séjour en Hôtel Club à Punta Cana et quelques nuits au Sofitel de Rio,  où là s’il n’a pas un circuit organisé entres les pognes, il va devoir se sortir les doigts du cul pour aller visiter le Christ perché sur le Corcovado. En l’espace de quelques minutes, je réussi à le propulser hors de son siège de conseiller à l’emploi et l’installer sur un transat de Copacabana, une caipirinha à la main ! Je suis trop forte, je n’ai pas perdu la main, AAAARRRGGGGHHHHH !

Bref, pour conclure oui parce que ça va bien comme ça, mais les entretiens sont chronométrés on ne fait pas n’importe quoi, y a des règles…Ce Monsieur, me remet un récapitulatif de notre entrevue :

« Notre entretien nous permet de préciser les points suivants : Vous avez effectué un remplacement de 6 mois à XXX tOURS. Vous privilégiez les contacts (réseau) que vous avez auprès d’employeurs XXX et XXX (A quel moment MOI j’ai dis ça ! ?). Vous dégagez une valeur ajoutée du fait que vous avez travaillé chez XXX assurances (ouais, c’était y a 7 ans, mon premier job dans le tourisme il a duré 4 mois, si le Monsieur avait lu mon CV dans son intégralité, il aurait pu constater que j’ai fais pleins d’autres choses comme CHEF DE PRODUIT pour XXX voyages au secteur Amérique du Sud, Centrale, Antilles et pendant 5 PIGES) Vous savez vendre des assurances aux voyageurs (Mais PUTAIN, d’où il sort ça, j’ai jamais vendu d’assurance MOI, je ne vends même pas de voyages à la base je les créer !)Nous avons effectué une recherche d’offre. Aucune à vous proposer (Evidemment, il n’a jamais trouvé le bon code !). Relancez vos contacts que vous avez dans votre réseau professionnel (Bah, oui, hein en gros c’est à moi de me démerder ! ça j’avais compris !).

Afin d’accélérer votre retour à l’emploi, nous vous conseillons d’exécuter les actions suivantes :

ACTIVER VOTRE RESEAU ET PRIVILEGIER LA DESTINATION BRESIL

Alors, là je me pisse dessus….

Mais ça veut rien dire son truc…

Enfin si, bien sûre que si c’est moi qui suit trop conne, ça veut dire que je dois acheter un billet d’avion et que je dois me tirer passer l’hiver au soleil de préférence au Brésil (jusque là fastoche) et là bas, j’en profite pour développer mon RESEAU en sympathisant avec des locaux (assez fastoche aussi)

Voilà, et bien c’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde !

Sur ce,

Selon les widgets méteo Vista qui s'affichent sur ma sideboard, à 22h38 à Paris il fait 8 degrés et à 17H30 à Rio il fait 24 degrés….

L’hiver sera chaud…. AAAARRRGGGGHHHHH !

mardi, 07 août 2007

Percevez vous une pension d'invalidité de 2ème ou 3ème catégorie* ?

b9b11aa805ada10e0755f629df7d28e0.jpgCe matin debout à 07h00, mais pour la bonne cause. Un rendez vous très important à honorer pour faire partie des assedic's land. J’ai cru que je devrais faire la queue pendant des plombes et finalement pas du tout. 5 min, avant qu’un antillais aux congés bonifiés m’appelle à le rejoindre porte Numéro 6 où se trouvait son matosse pour m’ouvrir des droits. Je l’ai fais transpirer le pauvre doudou, il avait dû mal à comprendre l’attestation que m’a fourni mon ex boîte à la con. Il m’a demandé de déballer mes 1500000 bulletins de salaire, heureusement que j’avais prévu le coup et que j’avais emporté une malle débordante de documents divers et variés. Même si je ne suis absolument pas une adepte de ce genre de démarche, je suis suffisamment avertie pour savoir que la bureaucratie française raffole de paperasse. Et, comme j’ai autre chose à foutre que d’y retourner 150 fois, j’ai préféré prendre mes précautions !

Il s’est emmêlé dans les calculs, désespérée j’ai cru qu’il n’allait jamais y arrivé. Je lui ai même proposé mes talents de pseudo comptable pour l’aider à faire un ratio cohérant entre retenues salariales, primes, congés payés. C’était dur ! mais je suis ressortie avec une belle petite carte tricolore de demandeuse d’emploi avec un taux journalier d’indemnisation à donner des envies d’immigration à l’Afrique entière. Ouais, pas mal notre système ! J’avoue que je comprends mieux pourquoi certains en usent et en abusent. Quand on voit ce qu’on touche à rien glander et ce que touche une caissière ou un manutentionnaire, bah y a pas photo, on reste citoyen des Assedic’S land ! Il serait grand temps de revaloriser les salaires, Ca devient Urgent : « Monsieur Sarko et ses heures supp porteuse d’espoir et d’équité » ! Pour l’instant ceci dit, y a pas eu de grands changements, maintenant c’est sûre on ne peut pas être en train de se dorer la pilule dans une luxueuse villa  au bord d’un lac aux states et s’occuper des bas salaires de son peuple.

M’enfin, allez pas de polémique, pas de culpabilité, puis merdeuuuuuuuuuuu j’ai cotisé ! J’ai été licencié, puis en fin de contrat à durée déterminée, donc j’ai le droit, il l'a dit l’antillais, donc alors, hein ! Il m’a même dit que j’avais le droit de m’absenter…Tant mieux, parce que dimanche matin aux aurores, c’est direction Brasiiiiiiiiiiiiil !

D’ailleurs, qu’est ce que j’aimerais payer quelqu’un pour me faire mes bagages ainsi je pourrais vaquer à des occupations futiles ! Mais faut pas rêver je ne gagne pas encore assez pour m’offrir les services d’une gouvernante, bah oui, hein, les allocations chômages c’est bien, mais y a encore quelques lacunes à revoir ! Je passerai du reste les détails de mon entretien avec une vieille conasse, pseudo conseillère ANPE, qui ne sert à rien ! Oui, qui ne sert à rien à part vous rappeler quel est le libellé de votre profession par rapport à des codes métiers péché dans un tableau excel. J’ai voulu lui filer un CV, mais elle n’en n’a pas voulu, me rappelant qu’ici le dialogue était privilégié, toutefois elle n’avait que 7 min à m’accorder. Elle m’a tellement mise la pression, que j’ai cru être dans un remake de speed dating !  Elle devait sans doute être pressée d’aller prendre son café, car derrière moi, n’y avait plus personne !

Bon, puis si ça se trouve dimanche dans l’avion je serais assise à côté d’un vieux blindé d’oseille qui voudra bien de moi ? Ah, non pas là, c’est vrai, je m’égare, je serais coincée entre my mother et Mlle la catho….La loose totale, c’est pas encore là que je vais me trouver un riche mari ! Pfff !

  

BEST OFF *(Le conseiller Assedic pose ses questions en "live") :

Percevez vous une pension d'invalidité de 2ème ou 3ème catégorie* ?

Non, je ne perçois pas ce  truc moi, c’est quoi d’abord ? Mais par contre, j’ai dû mal à lever mes fesses de feignasses, ça compte ?

Avez-vous été en congé maternité ?

Non, non je suis dame aux chats MOOOiiiiiiiiiiiiiii !

Avez-vous été en stage ?

C’est ça ! T’as raison, j’ai une tête à bosser pour des clopinettes !

et le must du must : 

Avez-vous exercer la profession de marin pêcheur ou docker sur un bateau de moins de 30 m ?

Excellentissime ! MDR… heu….buveuse de vodka fraise, ça le fait aussi ?

mardi, 31 juillet 2007

Pas de violence, c'est les vacances !!!

14ac809f68a8c0e3e12655f6e1140c4a.jpgContrat T E R M I N E E ! Fini, le réveil matin qui sonne, les embouteillages, cette banlieue glauque et tous ses collègues aussi aimables que des portes de prison. Depuis quelques heures maintenant ce n’est plus qu’un vulgaire souvenir…Juste un dernier petit passage, lundi pour récupérer un petit chéquosse de fin de CDD et une petite feuille jaune à faire pâlir Mr Sarko !

Tout le monde autour de moi l’aura donc bien compris : JE SUIS OFFICIELLEMENT EN VACANCES, enfin je retrouve après 6 long mois mon statut de « Paris Hilton ». Statut que j’ai déjà mis à profit et ce dès cet après midi où je suis allée chez le coiffeur et faire quelques petites emplettes par ci par là. Je suis même passée chez mon Turkish favoris, qui n’avait pas encore terminé ma robe de soirée, il n’est pas pressé le vieuque. Si ça continue, comme ça c’est à poil que je vais débarquer à la fête ! Merci encore à Mlle la Catho et ses bons plans, on peut compter sur ses amis, ça fait plaisir !

Que c’est bon de ne plus avoir d’obligations ! Qu’est ce que j’aimerais être riche à millions pour ne plus jamais devoir aller au chagrin ! Toute la journée je vaquerai à des occupations futiles…Me concernant je n’ai aucun complexe judéo chrétien du travail. Comme je répète souvent à mon entourage, je me fiche bien mal de recevoir un jour une médaille de bronze (ou de je ne sais quel métaux du reste) pour 30 années de dur labeur. Qu’ils se la carre où je pense !

Quand j’entends certaines personnes me baragouiner je ne sais quelques couillonnades pour essayer de me culpabiliser sur le fait « que ce n'est pas bien/sain de ne pas aimer travailler » je rigoleuuuuuuuuuuuuu. Parce que contrairement à eux, moi travailler ne me donne pas d’avantage de vie sociale, au contraire elle me la diminue fortement. Car quand je bosse de 10h à 19h avec 2 heures de transport, bah franchement en rentrant dans ma baraque, j’ai plus trop envie d’aller foirironner, j’ai déjà à peine le temps de faire quelques activités basiques de survie que je dois me grouiller pour aller me pieuter pour éviter de gémir comme une truie le lendemain matin parce qu’il faut que je lève mes fesses de feignasses, alors, bon. Puis, faut pas déconner, je ne fais que créer des voyages, certes y en a qui font des trucs vraiment plus désagréable, donc dans une moyenne je dirais qu’il y a bien pire que moi, mais je n’ouvre pas non plus la cage thoracique d’un mec pour lui pratiquer une opération à cœur ouvert. Ma journée achevée, je n’ai pas la sensation d’avoir été vraiment utile ou comblée, je n’ai pas sauvé la vie de quelqu’un, ça va ! Quoi ! Donc bon, hein, si je bosse c’est pour payer mes factures et encore ça ne suffit pas ! C’est tout, rien de plus…si j’avais le choix….hein…c’est bon, on m’a comprise…

Par contre, certes je n’aime pas travailler, mais j’admets que les autres travaillent…ouais, je sais je suis affreuse ! Hehehehe

Bon, maintenant qu’est ce que je vais bien pouvoir trafiquer….ah, si va falloir que je prépare mes bagages car le 12 août, c'est-à-dire dans 12 jours, j’ai un avion à prendre direction BRASILLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL !

Et, attention ce n’est pas des vacances de tapette, non, non retour que fin septembre…

Gniiiiiiiiiiiiiack !!!! Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiack !!!! Gniiiiiiiiiiiiiiiiack !!!!

dimanche, 01 juillet 2007

Je glande, je glandeuuuuuuuuuuuu.....

Depuis lundi, je me suis mise en mode glandage attitude au boulot. Finish de chez finish je ne fourni plus aucuns efforts. Temps pis pour eux, ils n’avaient qu’à être un peu moins con ! Ca fait 5 mois que je suis salariée dans cette tôle et franchement si j’avais su, jamais je n'aurais signé ce contrat, heureusement il prend fin le 03 août. Plus de toute façon cela n’aurait pas pu être concevable. Non seulement c’est à l’autre bout de chez moi dans une banlieue paumée mais le pire c’est que l’ambiance y est à chier. 7 ans que je bosse dans le tourisme et c’est la première fois que ça m’arrive. Généralement, ce secteur a une bonne presse, l’esprit d’équipe est de rigueur et souvent (enfin vaut mieux) entres collègues nous avons au minimum UNE passion en commun, celle des voyages. Bah, là queudale. Mes pseudos collègues sont TOUT sauf des aficionados du sac à dos. Je me demande pourquoi ils ont choisi de faire ce métier. Certes chef de produit « toutes destinations » pour un Tour opérateur connu comme le loup blanc du grand public et des professionnels ça fait bien sur le papier, mais seulement sur le papier parce que derrière y a rien qui suit…

Je n’ai pas eu trop longtemps à jouer les inspecteurs gadget pour découvrir que pour la plupart ils n’ont pas les compétences requises pour assurer ce poste. Ils sont là grâce au papa haut placé ou la tante qui connaît bien trucmuche qui n’est autre que le responsable du comptoir d’embarquement de l’aéroport machin chouette à trifouillis les oies. C’est donc par chance ou par erreur (selon) qu’ils font partis du Staff. Sauf que c’est un peu des vrais gens qu’ils sont censés faire voyager. Quant à moi, je me fais chier comme un rat mort pendant des heures et des heures. Le boulot est inintéressant et ils me refourguent tout ce qui est plus chiant. Sauf, que maintenant j’ai changé de technique : JE PRENDS MON TEMPS…Je le fais en 1 heure  et je leur fais croire qu’il m’en fallu 8. Le comble c’est qu’ils n’ont aucun doute sur ma crédibilité puisqu’ils ne sont pas en mesure d’évaluer quoi que ce soit, n’ayant aucune idée de ce que ça peut représenter puisque si je n’avais pas été là, ne sachant pas le faire ils auraient tout délégué à la sous traitance.

Dans le service je ne parle à personne, personne me parle, et ils ne se parlent pas non plus, silence le plus complet ! C’est à peine s’ils se disent bonjour en arrivant et au revoir en partant. C’est affreux. Lors des repas, chacun va déjeuner dans son coin et quand j’ai eu le malheur d’essayer d’engager la conversation avec certains d’entres eux, ils m’ont fait tout de suite comprendre que je les emmerdais ! Je n’ai donc plus envie de rien branler. Je fais semblant d’être débordée en m’agitant dans  tous les sens, des dossiers dans une main et le combiné dans l’autre. Cependant, je ne fais que reproduire ce que je vois, oui ce que je vois, car ils confondent tous les codes aéroport mais sont champion du monde dans la catégorie "je n’en glande pas une et je fais croire à tout le monde que je suis indispensable !" A les voir faire, on aurait l’impression qu’une tornade vient de dévaster tout le parc hôtelier sénégalais et qu’ils ont 500 clients à reloger en moins de 2h. Alors, qu’ils sont justes en train de rédiger un mail à leur mec ou pouffe pour leur demander de ne pas oublier d’acheter une demi baguette en rentrant ce soir. C’est pathétique.

Mes journées sont infernales, je m’ennuie à mourir, je souffre du manque de nicotine, j’ai l’impression lorsque je rentre chez moi d’avoir passé + de 8 heures enfermé dans une cellule, je ne peux plus me les voir en peinture, les locaux me foutent la gerbe et je ne sais plus quoi faire pour m’occuper car mine de rien glander ça fatigue ! Maintenant, c’est ça ou leur faire leur taffe, et ça ils peuvent aller voir ailleurs si j’y suis ! En plus, ils ont « omis » de me banquer mon demi treizième mois contractuel ! Lundi ça va chier des bulles !

Autre petite découverte, ils m’ont incluse dans leur planning du mois d’août...ouais mais ce qu’ils n’ont pas compris,  c’est que le 03 août au soir plus jamais de leur vie ils ne me reverront, je ne serais plus qu’un vague souvenir, à moins qu’ils décident de venir me traquer au Brésil ! ?

576820bd4c7fd692d1a762480613c0c3.jpg NON ça va aller j’ai déjà Mlle la catho donc on va arrêter les dégâts….Ah, ouiiii, oui, ayé elle vient d’acheter son billet, c’est OFFICIEL ! Je suis trop conne j’aurais dû demander à un de mes pseudos collègues de lui réserver un billet, à coup sûre elle aurait atterri à Johannesburg ou à Oulan-Bator mais certainement pas à Sao Paulo...

samedi, 17 mars 2007

Waterloo m'a mit chaos !

Vendredi – 18h30 s’affiche en bas à gauche de mon PC. Dans 30 minutes, je suis une femme libre. Je pense à ce moment depuis le début de la semaine, celui où je vais pouvoir profiter pleinement d’un temps libre qui se fait rare, où je vais pouvoir vaquer à des occupations futiles.

Je ne perds pas une seconde, c’est quej’ai bien décidé de quitter les lieux à 19h pétante, je boucle mes derniers dossiers, et j’organise mon calendrier Outlook au cas où lundi je deviendrai amnésique suite à une trop grosse absorption russe. Mon cerveau est déjà sur off, seules mes fesses de feignasses sont encore assises derrière ce bureau de malheur. Je suis en manque de nicotine, 3 bonnes heures que je ne suis pas allée enfumer mes poumons, c’est que les pauses se font rare. En sous effectif depuis 10 jours, entre un collègue qui se dore la pilule sur les plages de St Barth, une pseudo responsable en séminaire à Monastir, un chef de secteur en vacances à Miami, depuis quelques heures déjà je suis seule à gérer le service déserté par les deux dernières collègues qui ce sont enfuie lâchement après avoir accompli leur heures réglementaires.

medium_waterloo.jpg18h50- Le téléphone sonne. On m’annonce que la Gare de Waterloo à Londres vient de prendre feu et que l’Eurostar et British airways viennent d’annuler tous leur départs. Et on me rajoute à la fin un « que fais ton ? ». En quelques secondes, je me décompose, depuis mon arrivée chez ce célèbre voyagiste, je me tape toutes les catastrophes : un cyclone à la Réunion , un accident de montgolfière au Caire et maintenant un incendie chez les engliches, j’ai la poisse qui me colle à la peau.

Pas beaucoup d’options s’offrent à moi, ou je fais semblant de n’avoir rien entendu au risque de me faire tirer les oreilles lundi matin ou je troque mes bottes à talons contre des pompes de sapeurs de pompier, mon gilet Morgan pour une doudoune rose fushia aux logos de la world company et je cours immédiatement sur les tarmacs de Charles de Gaulle et Orly afin de gérer 80 passagers en furie. J’opte donc pour la seconde solution. Ca faisait des lustres que je ne m’étais pas retrouvée sur piste à jouer les chefs d’escale, d’embarquement, de débarquement, d’assistante au sol (et sociale par la même occas.). Disons que ce genre de mission est souvent réservé aux petits débutants histoire de les bizuter et lemedium_20061222-140133-g.jpgur montrer que bosser dans le tourisme ce n’est pas seulement avoir des tarifs préférentiels pour voyager aux 4 coins du monde ni même rester derrière un petit bureau cosy à étudier des stats, négocier auprès des prestataires, visiter des hôtels, et concocter des séjours, des circuits destinés à faire rêver des gens qui ont soif de repos, d’évasion et de sensations. Parfois, c’est aussi se geler le cul (un vendredi soir voir un dimanche pour les plus malchanceux) et se bousiller les tympans près d’un bœing avec un talkie entre les mains en hurlant "des  D de delta et des C de Charly"  tout en parcourant des Kms de terminaux.

C’est à minuit que cette aventure s’est terminée, j’ai bossé plus de 16h non stop. malgré tout j’ai rejoins mes amis même si cela faisait bientôt 24 heures que j’étais éveillée, je n’ai pas pu résister à la tentation de boire une petite vodka-pomme avant d’aller m’écraser comme une larve sur mon lit. Le lendemain matin, je me suis réveillée  avec des yeux dégoulinant d’eye liner noir de la veille, vêtue d’un vieux tee shirt rose bonbon troué sorti de je ne sais où, des mi-bas et des malles vuiton énorme défiant toute concurrence...

C’est que je n’ai pas un métier facile, MOI , voilà aussi pourquoi, hein, j’insiste pour le compte joint c’est que ce n’est même plus un caprice, c’est devenu V I T A L E !

vendredi, 02 février 2007

"Travailleurs, Travailleuses..."

medium_400metro-boulot-dodo.JPG-5 jours sur un total de 480 jours pour arriver jusqu’au 4 août....ouais, bah, va falloir en trouver de la motivation ...j’ignore bien où je vais devoir aller la chercher celle-ci. Tout ça s’annonce super méga chaud. Certes, ce n’est qu’un emploi et ma vie sociale est ailleurs. Mais, tout de même faut pouvoir assumer + de 8 heures par jour des greluches en tout genre qui ne connaissent rien à rien au métier de chef de produit. D’ailleurs, je me suis posée la question à savoir comment c’était possible qu’elles soient arrivées là où elles sont, et bien je ne cherche plus je crois avoir compris que pour la plupart d’entres elles, c’est grâce à un bon coup de pistonnade !!!! Et, dire que les vacances de je ne sais combien de français reposent sur leurs épaules si fragiles, je suis morte de rire.... J

Bon, stop j’arrête de me plaindre car ça ne va pas arranger ma petite affaire. Je suis donc vannée. Une semaine vient de s’écouler et je n’ai rien fais POUR MOI. Le néant complet. Je n’ai même pas eu 5 min devant moi pour téléphoner à mes amis. C'est-à-dire qu’à 20h lorsque je rentre chez moi, j’ai d’autres priorités notamment celles de manger, me laver et dormir. Des trucs basiques mais qui prennent la plus haute importance quand on n’a si peu de temps libre. Je crois même que je vais finir par regretter mes horaires décalés du passé. Seul, avantage constaté sur mon planning de Février, c’est que je ne travaille aucun samedi, c’est déjà ça d’acquis mais en mars, je ne vais pas y échapper !!!!

Aujourd’hui, c’est vendredi et ce soir JE SORS, je veux oublier TOUT. Plus de charters en retard, plus de clients délogés à la dernière minute, plus d’horaires de vols à modifier, plus de négociations avec les prestataires, plus de coquille à rectifier sur les brochures...Plus rien de rien...les vacances des autres m’épuisent...

C’était donc un petit aperçu de mes 5 derniers jours, quant aux 476 autres, ils seront sans doute identiques voir pire...je vais serrer les poings très fort, les dents et mes fesses de feignasses jusqu’à ce que je puisse redevenir LIBRE et jouer les pétasses sur une plage déserte de mon nouveau monde où je m’adonnerai à des occupations futiles. Entre temps, une petite escapade quelque part avec mes RTT ne serait pas de refus non plus, car il faut bien que j’entretienne mon statut de Paris Hilton même si actuellement il est en mode Off.

Allez, je sors, c’est l’heure...mais « Elle est où la vodka ???? » Faut bien ça, hein,  car lundi retour à la mine ;-)

lundi, 29 janvier 2007

Le travail c’est la santé ?!

J’ai levé mes fesses de feignasse à 07h30 tapante. C’est officiel, je viens de signer LE contrat tant convoité qui mets fin à ma vie de Paris Hilton avec culotte et sans la « black american express ». J’ai rencontré ma bienfaitrice qui n’est autre que mon chef de secteur. Elle m’a faite faire le tour des locaux, présenter mes collègues  dont je n’ai pas retenu le prénom. J’ai fais aussi la connaissance de mon  bureau celui depuis lequel je vais créer du rêve pour des futurs clients en manque d’exotisme. Une mission que je connais bien pour l’avoir accomplie durant plusieurs années.

medium_Paris-Hilton-46.jpg

Voilà, sinon niveau horaire je m’en sors pas trop mal sachant que le secteur du tourisme est ingrat. Je suis censée bosser qu’un samedi par mois, récupérer mes 39 heures par semaine par 1 jour et demi de RTT par mois. Cependant, il ne faut pas rêver, il me reste peu de temps libre à la fin de la journée. Je suis dans ma maison à 19h ou 20h donc c’est restreint. C’est certain aussi que je ne vais pas me coucher à 04h du mat les lendemains où je vais devoir aller dans ce bordel parce que vue la tonne de brochures que je suis censée « étudier », je ne vais pas m’en sortir.

Le plus difficile, c’est la clope. Interdiction de fumer dans les locaux, donc je dois descendre au rez-de-chaussée et me cailler mes fesses de feignasses devant la porte d’entrée de l’immeuble. Dans un sens, ce n’est pas plus mal, ainsi je vais aussi pouvoir en profiter pour me désintoxiquer la cage thoracique. Donc, pour l’instant ça va je gère, on verra à la fin de cette semaine, quel sera le verdict. Ceci dit, qu’il soit positif ou négatif, je devrais être forte et serrer les dents jusqu’à début août sans broncher !

Autre petit détail, c’est le lieu. Non seulement c’est à l’opposé de mon domicile mais c’est qu’il n’y a pas grand-chose autour. Un tabac, un troquet pourrit, un hôtel miteux, un hosteau réputé pour son service de gériatrie, des couloirs de bus un peu partout et une mairie. Pas super comme décor. Mais, bon on s’y fera, pas le choix, et puis je ne suis pas là pour aller faire du shopping pendant mes heures de déjeuners. Encore mon côté Paris Hilton qui ressort...Pff j’ai dû mal à m’en débarrasser !!!

J’ai baillé toute cette sainte journée, j’ai tellement regardé l’heure en bas à droite de mon pc que j’ai failli attraper une conjonctivite, j’ai fais des sourires hypocrites et des « Bonjour, enchantée » à tout va, on m’a obligée à bouffer en face d’une de mes collègues qui m’a bassiné avec sa vie partagée entre cette boîte, son futur mari, sa future baraque en construction dans le 77, sa petite sœur de 12 piges en difficulté scolaire qu’elle fait réviser les mercredis (donc les mercredis de congés, j’ai capté le message, je peux me les foutre au C**), j’ai fais semblant d'être morte de rire lorsqu'un type du service réservation s'est mit à faire des blagues vaseuses et se moquer d'un client qui venait d'appeler pour signaler que la compagnie aérienne lui avait paumé ses bagages lors d'un Paris/Delhi...

Bref...

Qu’est ce qui ne faut pas faire, je vous jure pour gagner sa vie de nos jours !

Ouais, parce que c’est juste pour manger et payer les factures parce que sinon....

jeudi, 25 janvier 2007

"Le diable se chausse en pataugas..."

Tout a commencé, il y a une dizaine de jours lorsque je reçois un mail d’une directrice de deux agences de voyages situé à Paris. Elle me demande si je suis toujours disponible car elle recherche un chef de produit pour lui développer deux destinations qu’elle vient de contracter : Angleterre / Espagne. Je lui réponds positivement bien que je ne sois pas une spécialiste de ces destinations. Immédiatement, elle me demande si je suis libre et si je peux venir la rencontrer le jour même. Une bonne demi-heure plus tard je suis installée à son bureau. Je ne l’a connais pas. Je dis que je ne la connais pas car le secteur du tourisme est une « grande famille ». J’aurais très bien pu la croiser quelque part. En rentrant, je ne manquerais pas de la « Gogglesié ». J’apprendrai quelle est référencée sur un hebdomadaire touristique où tout un article lui ai consacré.

Profil – Une cinquantaine d’année, coureuse de fond, plusieurs fois marathonienne, elle a débuté sa carrière comme interprète en allemand puis elle a rejoint un tour opérateur spécialisé sur les destinations en Autriche. Elle a occupé plusieurs postes à responsabilité dans différents services. A l’age de 37 ans, elle démissionne et part pendant 2 ans suivre des cours de chinois à l’université de Shanghai.  A son retour, elle est fauché comme les blés et avec l’aide financière de son papa, elle crée une entreprise dans le tourisme où elle devient revendeur, billettiste, producteur et réceptif. 15 ans maintenant qu’elle est installée dans ce quartier de l’ouest parisien. Caractère bien trempé, cette dernière est une passionnée des trecks. Elle voyage un peu partout en Afrique noir et son rêve serait à terme de créer une association pour aider les petits éthiopiens.

3 Heures d’entretien –La dame me fait part de ses projets. Elle met particulièrement l’accent sur SES nombreuses exigences. Bien que je l’écoute avec attention, j’ai des difficultés à comprendre réellement ce qu’elle attend d’un chef de produit. Assez confuse, elle ne donne pas l’air de savoir ce qu’elle veut réellement d’autant plus que son projet a l’air scabreux. Elle se penche d’avantage sur ma personnalité. Totale abstraction sur mes compétences pour privilégier mon « potentiel » notamment si je suis capable de me plier à l’autorité. Très destabilisant à certains moments, j’ai l’impression d’être en séance chez le psy. Elle s’accapare la parole ce qui me laisse peu de place pour rebondir. Elle me fait des reproches notamment celui de ne pas être assez « synthétique » ou encore celui « d’avoir posé mes mains sur son bureau » qui est SON territoire. Je suis à deux doigts de perdre patience mais je me conditionne pour ne pas l’envoyer sur les roses. Une nouvelle expérience est toujours bonne à prendre, et sur le plan pro, son projet pourrait être intéressant à concrétiser.

A la fin de ce long entretien, elle m’engage, elle veut que je commence dès demain à s’occuper de ses petites affaires alors que nous n’avons encore ni parlé salaire ni contrat. Je l’arrête tout de suite, certes je suis dispo, mais j’aimerais dans un premier temps connaître ses intentions concernant ses deux points primordiaux. Elle me propose un contrat d’un an, je refuse un contrat de 6 mois serait plus raisonnable. Je n’ai pas coutume de m’engager à long terme de la sorte sur un projet. Bien entendu, si ce n’est pas suffisant, nous pourrons envisager une prolongation. Elle accepte d’en parler à son comptable et m’invite à la rencontrer à un salon dimanche où elle présentera les produits que je suis censée développer.

Dimanche matin