samedi, 14 juin 2008

Reprise...

zen_examens.jpgProfiter de chaque seconde comme si c’était la dernière, ne pas penser à des choses désagréables comme un lit d’hôpital ou une ponction lombaire. Laisser ça pour le 02 juillet prochain. Se répéter sans cesse que c’est rien du tout, que 3 ou 5 jours ça va passer vite et qu’on va recevoir de la visite et même de jolis bouquets de fleurs. Il ne manque plus qu’un garde du corps à la porte de la chambre, et on pourrait même se trouver des airs de Lady Di qui vient de donner naissance à un petit prince. L’imagination, quelle belle invention, ça soulage.

Je me blottis dans les bras de mon baroudeur des tropiques. Je suis amoureuse de cet homme. Hier soir, je lui ai dis je t’aime. C’est mon second vrai je t’aime. Le premier c’était il y a 10 ans, j’ai cru que jamais plus je ne pourrais dire je t’aime à quelqu’un d’autre. Je l’aime encore, mais plus comme avant, y a ce petit truc qui fait toute la différence qui a disparu, ça fait tout bizarre. Même que parfois je suis triste de ne plus être triste pour celui-ci. Cet autre m’a répondu par un je t’aime aussi. Je m’en fou de savoir si c’est un vrai je t’aime ou un qui compte pour du beurre. J’ai appris que la vérité d’aujourd’hui n’était pas forcément celle de demain alors pourquoi chercher toujours des garanties là où on n’en obtiendra pour ainsi dire jamais.

J’ai toujours été en bonne santé, juste un peu mal au dos ou une gueule de bois les lendemains de fête, parfois un rhume au pire une sinusite mais jamais quelque chose de « sérieux ». Je pensais que la maladie c’était un truc qui arrivait aux vieux ou éventuellement à ses voisins mais pas à moi, pas à 31 ans.  Je me suis faite opérée des amygdales quand j’avais 7 ans, depuis je ne suis jamais retournée à l’hôpital seulement les dimanches soirs quand je fantasmais devant Georges Clooney qui demandait en urgence des NFS, chimie, iono, gaz du sang. Je ne sais même pas à quoi ça sert. Mes jours ne sont pas en danger, certes, c’est juste des examens pour savoir ce qui ne va pas chez moi qui fais que je me retrouve avec des cochonneries sur le nerf optique. Les grosses pathologies ont été écartées, malgré tout j’ai quand même la frousse. Désormais, je ne supporte plus de me retrouver dans la salle d’attente d’un praticien, j’ai toujours la flippe que ce dernier m’annonce encore quelque chose et de surcroît un truc grave. A mes heures d’angoisse, je m’imagine même être porteuse d’une maladie orpheline, c’est horrible.

Il m’arrive de me prêter au jeu des vœux, ceux qu’on fait quand on souffle ses bougies d’anniversaire, ou quand on mange un fruit pour la première fois de la saison, ou encore quand on se noue au poignet un bracelet brésilien. Je fais toujours le même voeu : l’amour, l’amour, l’amour encore l’amour « faites que je ne termine pas dame aux chats »...Je ne pense jamais à en faire un pour ma santé…jusqu’au jour où on a la confirmation qu’on est ici seulement de passage et que rien ne va sans l’autre…

mardi, 10 juin 2008

Désordre général…

faux_depart_vacances.jpgNon, non je ne pars pas me réfugier chez les Inuits, ni en cure Thermale en Haute Savoie, ni au Brésil retrouver les miens, ni même encore me dorer la pilule sur une plage de Bora Bora. Mais, départ malgré tout, il y aura. A partir du 17 juin, ma petite valise doit être prête direction l’hôpital. Et, oui je vais y avoir le droit, voir la dose. C’est la première fois de ma vie que ça m’arrive, moi qui pensais que le jour où ça m’arriverait ce serait pour mettre au monde un bébé, et bien c’est perdu ! Pas de polichinelle dans le tiroir à faire sortir dardar, mais un oedeme papillaire bilatéral qui nécessite une ponction lombaire, un bilan sanguin complet et d’autres examens dont j’ai oublié le nom. Je voulais à tout prix éviter ce passage, mais y a rien eu à faire, les médecins me demandent d’être raisonnable, d’arrondir mon dos et de me laisser piquouzer au milieu des vertèbres pour me prélever quelques gouttes de liquide céphalo rachidien, et mesurer mon hypertension intra crânienne.

3 ou 4 jours, peux être un peu plus, tout dépend des résultats et de comment je vais réagir après cet acte barbare. Je vais en chier comme un Russe, devoir rester coucher pendant 24h sans mettre un pied sur le sol, appuyer sur une espèce de bip pour appeler des infirmières pour les supplier de me filer autre chose que du doliprane, pisser dans un bassin, faire caca dans une couche,  me faire laver les fesses par des inconnus, dormir à côté d’un malade, putain ça me foue la glauque. Une chambre particulière, pitié faite qu’il y en ai une de libre, si non ça va être la cata !

Je n’ai pas de robe de chambre, je n’ai pas de chausson car chez moi je marche pied nu, j’ai bien une culotte à la mode Bridget Jones qui traîne au fond d’un tiroir mais une ce n’est pas suffisant... dans quel merdier je suis ! Je n’ai pas envie d’aller là bas, non je ne veux pas, mais je n’ai pas non plus envie de perdre la vue dans 1 an, alors bon, pas le choix, si ça se trouve même ils vont me foutre une sonde pour prévoir les pipis, quelle horreur ! Je vais déguster sévère !

Déjà que j’ai failli foutre un coup de boule au Neurologue, le pauvre Monsieur il va avoir du fil à retordre. Leur rétention d’information me dégoûte, ils prennent les patients pour de la barbaque avariée, et il est prévenu si jamais il me loupe, je le bute !

Et, puis qu’il ne commence pas à me raconter ses salades, car à l’écouter parler, je n’aurais plus le droit de rien faire : faut pas boire, faut pas manger, faut pas fumer, faut pas téléphoner, faut pas trop regarder la TV, faut pas surfer sur le web, faut pas, faut pas, faut pas…Ouais, bon alors on fait quoi ? On reste sous une bulle aseptisée et on attend le jour de sa mort ? Encore un pauvre con de praticien qui n’est même pas capable de caler son diagnostique mais champion du monde de la leçon de morale…

Vivement, que tout ça ne soit plus qu’un mauvais souvenir…

mardi, 03 juin 2008

Rouge couleur du bonheur …

1671478388.jpgC’est confirmé…plus aucun doute, on m’a jeté un sort ! J’ai dû tuer un chat dans une vie antérieure, et aujourd’hui on me fait racler l’addition….Mon bonheur pue la bouse de vache des matins à l’aube, à l’heure où blanchit la campagne…

Je ne sais pas, si je sais, j’ai l’impression de m’être faite arnaquer en version chinoise. C'est-à-dire un peu comme quand on décide de faire ses courses (en connaissance de cause) dans un de leurs nombreux magasins, persuadée que cette fois-ci on va faire l’affaire du siècle et que malgré tout on se laisse embobiner par le vendeur qui avec le sourire du début jusqu’à la fin réussit à nous refourguer son vieux pull des familles Cantonaises Made in « Atelier clandestin de Belleville », qui après un lavage terminera ses jours en serpillière. « Rouge couleur du bonheur …acheter maintenant car après fini…good quality…rouge couleur du bonheur beaucoup bonheur pour vous Madame…le boulier dit 22.00 Euros…très pas cher…merci Madame. »

Et pour couronner le tout, ce putain de boulier ce jour là est pété et on se fait enfler au passage d’un euro supplémentaire !

Ma vie ressemble un peu à ça…une belle arnaque…On me sert sur un plateau en inox du faux bonheur pas rouge identique à celui d’avant avec comme changement quelques petits détails en guise de trompe l’œil.

Mais dans le fond, c’est le même schéma, la même problématique…C’est l’histoire d’un mec, plutôt charmant, propre, cultivé, intéressant, célibataire même si il y a toujours quelques grognasses par ci par là qui gravitent autour,  pas milliardaire mais pas à la rue non plus. Ca commence plutôt pas mal style  gendre idéal qui fait passer Michel Drucker pour un délinquant.  Mais, attention  il n’attends qu’une seule chose se tirer de la France au plus vite (Pays devenu l’ennemi public number one de nombreux de mes proches…va savoir pourquoi ?) pour les quatre coins de la planète de préférence dans la zone intertropicale (pour celui-ci) avec une forte prédominance pour la Guadeloupe (ses punchs, ses créoles…). Et ça tombe sur qui ? Sur bibi la conasse de service…bien sûre !!!!

Alors, tu t’accroches, tu bois ses paroles (même les plus douteuses), tu t’endors avec l’odeur de son parfum sur ton corps, tu te coupes en 4 en 8 en 32 pour lui faire plaisir, tu vibres sous ses mains, tu t’imagines avec un chignon de perles, une traîne, un voile, et parfois même dans la salle d’attente d’un obstétricien pour ta première séance d’accouchement sans douleur. Mais, tous ces trucs ne sont que leurre, car même si depuis les premières secondes de votre rencontre tu es au taquet, tu n’as même pas réussis à franchir la première étape. Tu navigues en pleines eaux troubles. Tu passes donc très vite du stade de la gentille fifille à l’égoiste de base quand tu lui demandes de reconsidérer son départ. Logique, tu l’aimes donc tu n’as pas envie qu’il te quitte. Sauf, que lui n’a pas du tout envie d’y renoncer (ni pourquoi pas de t’emmener) logique, il ne t’aime pas. Enfin, si il t’aime, mais pas tout court.

Le plus sage serait donc de prendre ses jambes à son cou et aller se réfugier chez les esquimaux ou en cure thermale dans l’Ain. L’Ain, quel beau département, au pied du Jura, magnifique bourgade de notre belle France profonde ! Là où l’on fabrique le meilleur morbier du monde ! Je m’égare, non, non, tout à un lien même jusque dans l’Ain ! Et, non, toi tu restes, car même pas peur, bah oui, hein, t’as bien joué au Pénélope pendant des années donc ce n’est pas 5 mois qui va t’effrayer, pardi !

A croire, que tu n’as tiré aucunes leçons du passé…espèce de gourdâsssssse !

samedi, 31 mai 2008

Sensation de déjà vécu …

275826431.jpgCa y est je suis re-cuite, re-archi cuite. Mon baroudeur des tropiques a réussit à détrôner le Roi. Moi, qui pensait que je ne trouverai jamais personne qui en aurait été capable, je me suis trompée, il existe, c’est fait. Je suis insulinodépendante de ce monsieur qui me pompe tout mon oxygène et me fout l’ouaille dans ma vie. Les règles du jeu, je les ai oublié, parlons en de ses règles, comment les respecter ne sachant pas ce que nous réserve l’avenir ? Moi, je ne sais pas faire, c’est trop dur, je suis trop entière pour me censurer sous prétexte qu’un jour viendra où il quittera la France pour s’envoler sous les tropiques. Certes, je le savais, il a été honnête mais même comme ça, ça reste complètement inhumain. Au fond de moi, j’ai toujours cultivé l’espoir qu’il disait ça tout simplement parce qu’il n’avait pas encore rencontré celle qui réussirait à lui faire renoncer à son hamac et ses cocotiers. Que ses désirs n’étaient que ceux d’un célibataire quadragénaire en mal d’amour qui à défaut d’avoir une femme et trois marmailles dans son salon préférait jouer aux Indiana jones sans attache en patientant qu'une belle blonde croise son chemin et lui chamboule tous ses plans ou qu'il inviterait à partager toutes ses aventures.

Sauf, que ses plans il ne va pas les revoir. J’ai gagné 6 voir 7 ou 8 mois de sursis mais après il partira, c’est une certitude et j’en suis malade. Il ne m’a pas (encore) proposé de l’accompagner là où il irait s’échouer. Il m’a juste ouvert ses portes ad vitam aeternam pour les fois où, marre de la grisaille parisienne j’aurais une envie subite de me prendre un bain de soleil. Monsieur est trop bon. Mais, je peux aller au Brésil quand je veux pour ça ! Je ne recherche pas un plan pour bronzer gratis ! Et puis rappelons tout de même que je suis chef de produit dans le tourisme et je peux en avoir à la pelle. Non, moi ce que je veux c’est lui, lui près de moi, pas pour toujours ce serait trop prétentieux de ma part mais pour plus que quelques mois…

Notre « séparation » va peux être commencé dès le mois prochain. Des amis viennent de lui proposer de venir les rejoindre dans leur hôtel du sud de la France pour qu’il leur file un coup de main durant la saison d’été. Il réfléchi. Mais, si il s'en va, à son retour à Paris je serais déjà au Brésil. Nous resterions donc presque 4 mois sans nous voir ! Pour ne pas encore une fois passer pour l’égoïste de base, je n’ai pas osé lui demander de rester. Je lui ai juste fais remarquer que si toutefois il se décidait à partir nous allions rester longtemps sans nous voir et que ça me rendait triste. Il m’a répondu que lorsqu’il partirait aux Antilles, ce serait probablement le double voir le triple de ce temps qui nous attendrait…

Effectivement…

Alors quoi ?

Sensation de déjà vécu…

Je sais ce que sait que de regarder partir un homme qu’on aime…malheureusement ça aussi pour moi c’est déjà fait…Impuissante, désemparée, larmoyante, les lèvres tremblotantes, le cœur en vrac, l’estomac noué, et les promesses jetées en l’air qu’on se fait pour soulager les souffrances…mais...l’avion décollé c’est déjà de nouvelles règles qui commencent… ça aussi je le sais !

jeudi, 22 mai 2008

La trouille de ma vie...

521226401.jpgJe viens de me prendre une belle claque en pleine face. J’ai l’impression de revenir de loin, de très loin… 

Tout a commencé il y a maintenant presque 2 mois, quand un matin je me suis réveillée avec un putain de mal de tête que tous les analgésiques que j’avais dans ma boite à pharmacie n’ont pas réussit à enrayer. J’ai donc décidé d’aller consulter mon généraliste qui à l’époque m’avait diagnostiqué une simple crise de migraine et filer quelques médocs. Sauf qu’une dizaine de jours plus tard les douleurs n’avaient pas disparu. Je retourne consulter et il décide de me prescrire une série d’examens : panoramique, radios des cervicales et des sinus. Rien d’anormal n’apparaît sur ces clichés, mis à part une nuque un peu trop raide. C’est alors qu’il en conclut que je dois souffrir d’une névralgie du nerf d’Arnold. Par conséquent, il me prescrit un nouveau traitement et des séances de kiné.

Les jours défilent, et les maux, eux, continuent à faire partie de mon quotidien. Un après midi, je décide de faire un peu de rangement et en voulant pendre des vêtements sur la corde à linge, je suis prise de vertige, la vision de mon œil gauche se brouille et j’ai comme une espèce de rideau noir qui s’abaisse devant mon champ de vision. L’espace de quelques secondes je ne vois plus rien de ce côté-là. C’est violent. Ce phénomène inexplicable me laissera comme séquelle une vue trouble et cotonneuse. Je décide de prendre rendez vous en urgence chez l’ophtalmologue même si j’en déduis naïvement que cela doit être encore un sale tour de ce fichu nerf machin chouette et de ses céphalées rebelles.

L’ophtalmo contrôle ma vue, aucune perte de l’acuité visuelle, mais il s’aperçoit que j’ai des problèmes de types vasculaires à l’œil gauche. Je retourne dans la salle d'attente le temps que le collyre qu’il vient de me donner me dilate la pupille pour qu’il puisse me pratiquer un fond d’œil. Je commence à paniquer ! Si, après tout à 31 ans j’étais un cas d’école et que je me tapais un truc de vieux style cataracte ou glaucome.

La sentence tombe, j’ai un oedeme de la pupille bilatéral. J’ai la chair de poule, je ne sens plus mes jambes et je n’ai plus de salive. Mais qu’est ce que c’est ? C’est grave ? Ça s’opère ? Que vas-t-il m’arriver ? Le praticien n’est pas très loquasse, il se contente de me délivrer une ordonnance pour que j’aille passer un scanner cérébral en urgence. Il ne peut pas m’en dire plus, sauf qu’il faut absolument déterminer l’origine précise de son apparition. L’oedeme c’est comme la fièvre, c’est juste un signe qui nous signale qu’il se passe quelque chose de sérieux quelque part, me répond-t-il.

Je sors de son cabinet complètement bouleversée. Je ne sais plus comment je m’appelle, ni où j’habite. J’annonce le résultat de cet examen à ma famille et mes proches. Ils sont optimistes, moi désemparée.

Dès le lendemain, j’obtiens un rendez-vous pour le lundi suivant. 5 jours à patienter, c’est les meilleurs délais me répond la secrétaire, pour ma part c’est le début d’un long et douloureux calvaire qui me provoquera une crise de spasmophilie et un passage au service des urgences. Je lis tout et n’importe quoi sur le net, et je comprends très vite que la crainte numéro une c’est la tumeur au cerveau. Ca j’avais bien compris. Puis, bien sûre d’autres maladies avec des noms effrayants, de la chirurgie, des ponctions lombaires et pleins d’autres trucs. Je balise. On m’a mise sous tranquillisant. C’est la première fois de ma vie que je suis confrontée à la maladie, la vraie, pas un vulgaire rhume ou une otite, non un truc sérieux comme dirait l’ophtalmo. Putain, merde je n’ai que 31 ans…

Moi, qui suit une athée confirmée, je me sens soudain des envies d’église, je saoule tout le monde, je veux aller me recueillir quelque part. Je deviens folle.

Lundi matin, je refuse la présence de tous mes proches qui souhaitent m’accompagner. Je ne veux que la présence de mes grands parents, ceux qui m’ont élevés et à qui je dois remercier d’être ce que je suis aujourd’hui. Nous passerons plus de 2 heures à attendre avant que l’infirmière vienne me chercher.

Je suis nue sous une chasuble en papier bleu hôsto, je retire tous mes bijoux,   je garde juste au creux de la main deux minuscules pandas en peluche. La veille, mon baroudeur des tropiques me les a confiés. C’est sa maman partie trop tôt de ce monde qui le les lui avaient donné en guise de « porte bonheur protecteur » lorsqu’il avait 18 ans et qu’il faisait l’armée dans les paras. Il n’a jamais sauté sans eux. Je ne rentrerai pas sans eux non plus.

Intraveineuse d’iode, sensation de chaleur, parait-il proche de celle d’un shoot d’héro ? J’en sais rien, jamais touché à cette merde. C’est assez rapide et surtout indolore. J’écoute le personnel médical discuter de l’endroit où ils iront déjeuner après que cette machine est découpée mon cerveau en rondelle. Ambiance décalée. Moi, qui me chie dessus et eux qui restent imperturbables. Je n’aurais jamais pu faire ce métier, trop sensible, trop torturée, j'admire leur sang froid. 

Dans le couloir, je fais les 100 pas, j’attends les résultats. Le manipulateur n’a rien voulu me dire. Je pense à tellement de choses à la fois, que ça en devient déroutant. Je suis à bout de nerf, et je n’ose même pas aller aux toilettes pour ne pas louper la venue du chef de service.

Le verdict tombe : le scanner est normal ! C’est ce que je retiendrai…Je fonds en larmes, j’ai eu la trouille de ma vie. D’après le chef de service c’est sans doute de l’hypertension intracrânienne bénigne car il n’y a aucune masse compressive (tumeur, abcès, hématome…).

Actuellement, je suis sous acétazolamide, je dois revoir un ophtalmo et la principale préoccupation c’est bien entendu que l’oedeme se résorbe au plus vite pour que je puisse retrouver une vision nette. Depuis que j’avale ces comprimés magique mes céphalées diminuent. Pour le moment, on ne parle pas de ponction lombaire on attend de voir l’évolution mais ce qui est certain c’est que mes jours ne sont pas en danger.

J’aime la vie comme je ne l’ai jamais aimé…

 

mercredi, 07 mai 2008

Bas résilles, talons aiguilles et...

 

1456544356.jpgJ’aime et j’ai mal. Très mal. J’ai peur qu’il m’échappe, qu’il me laisse tomber comme une vieille chaussette sale sur le sol et qu’il m’abandonne à mon triste sort. Le avant lui je n’y pense même pas car je ne sais même plus à quoi il ressemblait, je sais juste qu’il avait un goût amer. Je deviens possessive, pourtant, je hais ce sentiment de dépendance, moi qui aime tant la liberté. Je le veux pour toujours. C’est affreux de penser comme ça. Mais, j’ai envie que ce soit lui même si parfois il est vacciné à la merde et qu’il me désespère. Il m’a faite verser mes premières larmes quand nous étions au téléphone, il ne s’en ai même pas aperçu, elles coulaient toutes seules sans faire de bruit. Je voudrais être collée à lui comme un bébé kangourou à sa mère. Je veux dormir vite pour me réveiller vite et pouvoir vite réentendre sa voix. Je suis excessive, bête et dénuée de bon sens. Je fais du grand n’importe quoi, je m’égare et je deviens gauche.

J’ai l’impression de ne pas être assez femme, oui voilà c’est ça, de ne pas être à la hauteur. J’aimerais avoir une baguette magique et savoir porter des bas résilles, des talons aiguilles et avoir confiance en moi.

 

vendredi, 02 mai 2008

Irréversibles ?

9540605.jpgAprès 4 jours non stop passés dans les bras de mon baroudeur des tropiques, j’en ressors avec de graves séquelles, sans doute deviendront t-elles irréversibles ? Je ne sais plus dormir seule et quand cette saleté de névralgie d’Arnold vient prendre possession de mon crâne, je n’ai plus personne pour me faire des massages, et m’apporter mon pilulier de mémé. C’est affreux de se sentir si seule. Il m’a quitté pour aller nourrir les poiscailles de son voisin. Saleté d’aquarium et de résidence secondaire dans le Loiret, vaut mieux parfois se l’a jouer associable et égoïste, ainsi on se ferait moins chier avec les problèmes des autres ! Quant à moi, j’ai retrouvé ma famille formidable, biens moins excitante, ou pas de la même façon si je puis dire.

Mes idées vagabondes, et mon téléphone ne me quitte plus. Je lui ai fais livré un bouquet de muguet. Première fois de ma vie que j’offre des fleurs à un homme. Je deviens nunuche, gnan gnan, débile quoi ! Il a été touché, m’a remercié et résultat je me suis imaginée en train de découper une pièce montée de choux caramélisés avec un chignon de perles dans les cheveux  devant  ma mère vêtue d’un tailleur rose bonbon s’essuyant le coin de l’œil avec un mouchoir en dentelle de soie blanche . Impossible ! Pas les choux caramélisés mais la dame en rose émut de voir sa progéniture échappée au célibat !

Je suis jalouse, c’est confirmé, je ne supporte plus qu’il regarde une autre nana que moi. Je serais prête à lui broyer les côtes dans un massicot pour qu’il cesse de complimenter une de mes amies sur son pantacourt vert qu’elle doit enfiler à l’aide d’un chausse pied et d’un tube de vaseline. La pauvre elle n’y ai pour rien. C’est lui qui est un salaud lubrique et libidineux. Je ne suis pas dupe, je sais bien qu'il bave devant ses fesses de rat. Il le fait exprès et moi je galope telle une vieille jument affolée. Je le menace de le laisser choir, il ne me croit pas, tant mieux je mens.

lundi, 21 avril 2008

Qu’est-ce qu'il se passe ?

787493820.jpgJ’additionne des années de galère sans vouloir non plus  me faire passer pour la Cosette de service. Evidemment, à côté d’un génocide ou de tout un peuple qui meurt de faim, mes peines de cœur sont des problèmes ridicules de petite fille riche. Bon,  c’est sûr que vue sous cet angle, ce n’est pas recevable.

Mais dans ma catégorie, j’ai quand même traversé pas mal de tsunami sentimental. Des années de remise en question, des années de doute, des années d’ambiguïté, des années de pleurs pour juste quelques seconde de bonheur, des années de je t’aime jeté en l’air, des années de j’y crois mais pour rien, des années de vide affectif, des années de torture crânienne, des années de perte de confiance en soi, des années de je ne me sens pas belle, des années de pourquoi je ne lui plais pas, des années de qu’est ce qui ne va pas chez moi, des années de rencontres sans lendemain, des années de blocage…

J’ai donc passé une grande partie de mon temps dans la peau d’une Pénélope qui attendait sagement le retour d’Ulysse. Persuadée qu’un jour viendrait où elle existerait aux yeux de ce dernier, qu’il en oublierait toutes les autres, qu’ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Sauf, que la vie n’étant pas un comte de fée, rien de tout ça n’est jamais arrivée. La dame aux chats est donc venue spontanément prendre la place de cette Pénélope en mal d’amour. Désabusée d’avoir trop aimé pour avoir eu si peu en retour, la condition de finir mes vieux jours avec comme seule compagnie une horde de chat affamé s’est tout naturellement installée comme étant qui sait mon destin ?. Même si c’est toujours les doigts croisés derrière le dos que je me prédisais cet avenir si peu jouissif.

Jusqu’à il y a maintenant 3 mois, où après une ultime noyade, j’ai enfin compris qu’il était bien temps que je fasse table rase de tout ça, sinon c’est sans plus aucun doute que je passerai tous mes futures dimanches à la SPA.

Mon baroudeur des tropiques a vivement contribué à ce changement radical. Il est arrivé au bon moment, au bon endroit, même si j’avoue avoir pris d’abord cette relation avec beaucoup de légèreté. A mon sens, c’était seulement l’histoire de quelques nuits, lesquelles nuits me permettrai de me deconnecter de la réalité d’un quotidien devenu trop fade.

Sauf, que là encore, n’ayant aucun contrôle sur l’avenir, je n’ai rien vu venir, et ses nuits qui auraient dû être que passagère ceux sont vues de plus en plus fréquentes pour se transformer en journée complète.

Voilà qu’aujourd’hui, je ne peux m’imaginer passer plus de 24 sans avoir au minimum entendu sa voix 10 fois, sans avoir échangé une demi douzaine de sms,  envoyé 10 baisers virtuels sur MSN et ne pas supporter plus de 48h sans être dans ses bras. C’est la mort dans l’âme que je vais prendre une douche après qu’il ai laissé son eau de parfum sur mon corps, quand il me dit que je suis belle  j’ai les boyaux qui se tordent, quand il pose son regard sur moi il faut passer la serpière sous la chaise où je suis assise, quand il m’embrasse je frôle l’infarctus, quand il m’appelle je suis obligée de reprendre ma respiration avant de lui parler, quand il voit des copines je suis verte de jalousie et quand il me parle de partir, j’ai la gorge sèche, les lèvres qui tremblent et les larmes aux yeux…

Mais qu’est ce qu’il m’arrive ? Qu’est ce qu’il se passe ?

samedi, 19 avril 2008

Une poulette, une pouffe, une gonzesse, une nana, une radasse…

1560386227.jpgPlus sérieusement, je crois que je deviens paranoïaque…je suis complètement frappée du cerveau…Certes, j’ai quelques circonstances atténuantes surtout depuis que les médecins me soupçonnent de souffrir d’une névralgie d’Arnold. Fini les traitements anti-migraineux, nous sommes déjà passés a autre chose. Une série d’examens divers et variés m’attendent pour confirmer ce diagnostique. Moi, rien à foutre d’Arnold, d’ailleurs avant ça je ne connaissais même pas son existence, le seul Arnold qui me parle c’est le frère de Willy. Moi la seule chose dont je suis certaine c’est que j’ai mal BORDEL et que mon estomac ressemble à une passoire à force de gober leurs merdes.

Toutefois, je ne pense pas que tout ça est vraiment un lien de cause à effet avec le fait que j’ai passé mon après midi le téléphone plaqué sur l’oreille à essayer par tous les moyens de joindre mon baroudeur des tropiques. A deux doigts de sauter dans mes sapes et de débarquer dans sa case ! Je suis devenue hystérico-maniaco-dépressive. D’élucubrations, en divagations et autres médisances, j’ai terminé par le visualiser en train de copuler avec une poulette sur la table de sa cuisine pour plus tard l’imaginer assis à la terrasse d’un rade en compagnie d’une blondasse avec une mousse à la main. Non pas une mousse, ça ne lui ressemble pas, d’avantage une coupe de champ, bref peu importe mais avec une femme, une fille, une pouffe, une gonzesse, une nana, une meuf, une radasse, une truie, une fendue, une tantine, une petite, une pétasse, une nénétte, une crasseuse, une zouz, une doudou, une truie, une bourgeoise, une sauterelle, une donzelle, une femelle, une pisseuse, une greluche, une gueuse, une gazelle, une morue…

Fausse alerte… les mains pleines de cambouis, le nez dans le moteur de la caisse  de son frangin, pas de panique, c’est juste une histoire de cardan…

Traumatisée…j’avais même songé à la thèse de la Brésilienne qui passait par là…

 

jeudi, 17 avril 2008

Mon tê'ti fé mal !

1453841181.jpgMigraineuse avec une dent cariée à dévitaliser et une cornée toujours pas cicatrisée. Je nique le trou de la sécu. Ca me saoule, pas le trou de la sécu (non, pas ça), mais d’être dans cet état végétatif. Moi qui était si motivée à lever mes fesses de feignasse pour retrouver (entre autre) un pouvoir d’achat digne de ce nom. Je me retrouve allongée sur mon lit avec un bandeau cryochrono sur le front ! Soit disant, si je ne suis pas satisfaite des résultats, je serais remboursée ! ? Quelle belle arnaque cette merde, mis à part me congeler la cervelle, c’est comme si je pissais sur un violon non stop pendant une demi-heure !

Décidemment, dès que je décide de me mettre au travail ça ne me réussit pas…et assister à des anniversaires surprises avec comme invité un gros con qui a failli me crever un œil non plus ! Enfin, son geste m’aura au moins servi à faire le tri dans mon groupe d’amis. Non pas assez contente de passer ma nuit sur un brancard aux urgences, j’ai aussi découvert que je m’étais faite duper pendant deux piges par l’un d’entres eux que je considérais comme un mec extraordinaire. Tellement extraordinaire que j’avais même influencé une de mes meilleures amies à se laisser aller dans ses bras. Quelle connerie, il n’est autre qu’un bel imposteur. Les masques tombent, les vrais visages apparaissent, et pour lui c’est celui d’un manipulateur hors norme. Belle déception.

Suis-je bonne à nibe ? Parfois, je me le demande…

J’aimerais partir en bagnole de fortune à Rome avec mon baroudeur des tropiques…tous les deux sans personne…vivre sans Euros et sans prise de tête…Je deviens complètement gnan, gnan…Il me déglingue le corps et l’esprit…Il est très fort dans sa catégorie…Va falloir que je me ressaisisse...ou bien…il va me laisser un décalcomanie de la carte des Antilles sur la fesse gauche…

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