lundi, 14 avril 2008

Et il me dit que je…

963585944.jpgJ’ai des étoiles dans les yeux, des papillons dans le ventre, une rose à la main et le corps imprégné de son parfum. Des griottes à l’eau de vie, des bulles, du vin, et il me dit que je suis belle. Moi, belle ? Mais, non…il ment ? Il m’a sauvé la vie, est ce qu’il le sait ? Je suis jalouse. Oui, jalouse de toutes ses copines mêmes de celles qui sont déjà casées, de toutes ses ex même si je ne les connais pas, et de toutes celles qu’il prendra encore dans ses bras après moi. Je sais qu’il le sait, et je sais qu’il en rit mais je m’en fous. Il est redoutablement dangereux. Je nage dans des eaux infestées de requins. Un jour viendra où je me ferais bouffer toute crue mais là encore je m’en fous. Qu’il me bouffe, temps pis, c’est trop bon ! Je me bats en cachette pour qu’il reste, et je prie pour que les Antilles disparaissent…

3 mois bientôt 4 que je me paume dans son lit…Mon dieu…il m’a presque eu…presque…

lundi, 31 mars 2008

Ne pas...

398086023.jpgNe pas se laisser ébranler par l’annonce de certains événements. Ne pas se laisser envahir par les souvenirs d’un passé qui n’est plus. Ne pas réveiller les restes d’un amour qui n’est plus. Ne pas regarder de vieilles photos de vacances en se disant que finalement c’était bien mais qu’il n’y en aura plus des comme ça. Ne pas en vouloir à la terre entière de pas être celle qui l’aime. Ne rien regretter. Ne plus y croire, plus jamais. Ne pas laisser l’héroïne grecque s’emparer une nouvelle fois de mon corps. Ne plus répondre à tous les appels. Ne pas écouter de la musique qui foue la mélanco. Ne pas lui en vouloir d’être un sale con. Ne pas détester celle qui réussit, là où on a eu tout faux. Ne pas penser qu’on a perdu son temps. Ne pas verser de larmes.

Et, puis merde, ne pas se sentir toujours obligée de se l’a jouer politiquement correct quand on aimerait lui dire d’aller se faire foutre…parce qu’on n’a existé, et qu’on a eu mal (aussi) !

Je m’égare, et pourtant c’est ce à quoi je pensais lorsque j’étais allongée sur le brancard du service des urgences de l’hôtel dieu. Les vêtements souillés par mon sang, un torchon posé sur mon œil gauche et des idées noires en pagailles venait traverser mon cerveau. La douleur était lancinante mais la peur, celle de ne plus jamais y voir clair, était plus forte encore.

Quelques heures avant, j’étais assise, je discutais avec mes amies, nous étions là tous ensemble, pour fêter les 31 ans d’une d’entres elles. J’étais sobre, j’avais pris soin de ne pas boire une goutte d’alcool pour ne pas perturber mon traitement anti-migraineux. Je ne me souviens plus de tout, tout est allé si vite. Je revois juste l’un des invités donné un coup de poing dans la baie vitrée qui séparait ces deux pièces, quelques cris, et le bruit des éclats de verres sur le carrelage. Quelqu’un s’est jeté sur moi pour me protéger, je suis tombée sur le sol. J’essaye de me relever, je suis blessée, je saigne comme un cochon que l’on vient d’égorger, et je ne peux plus ouvrir mon œil gauche. Une de mes amies, me prend dans ses bras et me demande de ne plus bouger, mon œil droit regarde son visage crispé d’inquiétude. Les pompiers ont été appelés, tout le monde s’affole dans tous les sens. Mon ex-amant illégitime vient à mon secours, il me rassure, et essuie le sang qui dégouline le long de mon cou. Je parle peu. Je sais que j’ai un morceau de verre dans l’œil et je sens aussi une coupure au niveau de la joue. Je ne crie pas, et je continue à faire de l'humour sur un probable voyage anticipé à Rio pour me faire faire de la chirurgie esthétique si toutefois je garderais une vilaine cicatrice. 

Mon ex amant illégitime me porte jusqu’à dans le camion des pompiers. Je me fais traiter comme de la merde. Moi, qui est toujours eu beaucoup d’estime pour ces gens-là, je suis déçue. Je partage le brancard avec celui qui vient de mettre un coup de poing dans la baie vitrée, son doigt ne ressemble plus à rien. Les pompiers me demandent d’ouvrir l’œil, et combien d’ecstasy je viens de gober. Je les envoi se faire foutre ! Je ne suis sous l’emprise d’aucune drogue, j’ai juste besoin de quelques points de sutures et surtout d’un chirurgien ophtalmologue ! Ils mettent plus de 20 minutes avant de prendre la décision de nous transporter aux urgences. Un véritable calvaire. Je suis assise, même pas allongé, avec un torchon comme pansement de premiers secours. J’ai la gerbe. Je me retiens. Ils refusent que quelqu’un nous accompagne.

10 minutes plus tard, ils nous larguent dans le hall d’un hôpital, personne n’a été prévenu de notre arrivée. Le personnel à l’accueil refuse de nous prendre en charge, ils n’ont pas les moyens de nous soigner. J’ai besoin des services d’urgences ophtalmologique, et l’autre d’un service de chirurgie réparatrice.
Les pompiers refusent de nous transporter ailleurs. Nous pourrons avoir un transfert seulement dans 3 heures, aucune ambulance n’est disponible et si nous ne sommes pas content, on nous conseille d’écrire un courrier à Sarkozy !

Nous appelons nos amis à l’aide, pour qu’ils viennent nous chercher, ces derniers sont déjà en route. Le responsable de cet accident me demande pardon, il ne pensait pas que son acte aurait pu blesser quelqu’un, il était en colère, c’était seulement sous le coup de l’impulsivité ! Je ne réponds rien. Je n’ai pas la tête à réfléchir sur le pourquoi du comment. Je suis vivante c’est déjà ça même si j'ai un oeil en vrac, et que je suis debout dans le froid !

Mon ex-amant illégitime et deux autres de mes amies, m’allongent à l’arrière du véhicule direction l’hôtel Dieu. Mon calme les refroidis, je suis fatiguée, je ne suis pas loin d’aller rejoindre les bras du frère de Morphée, mais ils ne me laisseront pas faire, en me lançant des "courage, lâche pas la rampe on n’est presque arrivée" toutes les 30 secondes !

J’ai eu beaucoup de chance, 4 points de sutures à la joue et je n'aurais pas de cicatrice, ils me l’ont promit. Des éclats de verres ont été extraits de mon œil sans anesthésie, laquelle n’a pas prise, trop de sécrétion lacrymale, trop de temps qui s’était écoulé. Ils ont opté pour les bonnes vieilles méthodes à l’ancienne de « je t’attache pour ne pas que tu bouges, sois forte, et serres les dents ma fille ! » J’ai vu trente six chandelles et un paquet d’étoiles ! Mais rassurée, de savoir que ma cornée n’a pas été touchée, et que je n’aurais pas de séquelles ! Visite de contrôle dans une semaine, pommade antibiotique, collyre, arrêt de travail et tout le tatouin !  Sans oublier, un cache œil digne de celui d’albator 84 ! Je vais faire des économies d’eye liner et de mascara pendant un bon moment, le tout dans un look super glamour of course !

Tout ça parce qu’un pauvre imbécile, a préféré se déchirer le tendon, et passer 2 heures au bloc et risquer de blesser gravement plus d’une quinzaine de personne, parce que quelqu’un venait de renverser un verre de coca sur son tout nouveau mac portable je ne sais pas quoi qui servait de platine…

samedi, 26 janvier 2008

Moitié légume, moitié mec…

9e1cfde127604559501258dc90710544.jpgHier soir, j’ai revu mon baroudeur des tropiques. Finalement, il n’est jamais parti, son projet au Congo est tombé à l’eau, mais un autre se peaufine sur les Antilles, là où il a vécu par intermittence depuis 25 ans. Plus de malaise entre nous, malgré cette fameuse soirée qui s’était terminée un peu en queue de poisson. Nous avons réussit à passer outre, à dialoguer et surtout à comprendre le pourquoi du comment nous en étions arrivée là.

On s’appelle tous les jours pendant des heures, il est devenu mon confident, mon meilleur ami, mon coach, mon beaucoup de choses…C’est sans retenu que je lui livre toutes mes confidences même les plus secrètes. Il ne me juge pas, toujours là pour moi, à l’écoute de mes états d’âmes…

J’arrive chez lui à 20h30 pour en repartir 12 heures plus tard avec toujours une petite rose à la main. Champagne, vin, mojito, fondue bourguignonne et feu de cheminée. Loin d’être insensible à ses charmes, je me blottis dans ses bras et si j’avais pu j’y serai restée jusqu’à la fin de mes jours. Pas de papillon dans le ventre ni de cœur qui bat à la chamade, mais autre chose de bien différent que je n’avais jamais encore ressentie. J’ai les yeux qui brillent sous la lumière des bougies et l’irrésistible envie de me perdre encore plus loin dans ses bras. Il ne veut pas, je le sais. Je sais aussi qu’il se retient, il ne veut pas me faire du mal, il ne veut pas me faire souffrir car il pense ne pas pouvoir devenir celui que j’attends, celui avec lequel je serais heureuse et épanouie. Mais qu’est ce qu’il en sait ? Est-ce que c’est moi qui fais aussi peur que ça avec ma tête de nana qui souhaite un mari à tout prix pour ne pas finir dame aux chats ? Ou bien est ce lui qui aurait peur de ne pas finir seul sous sa véranda face à la mer ?

Avant de partir, il m’offre son album fétiche de Gainsbourg « l’homme à la tête de chou ». Sa musique, c’est la seule chose qui l’a suit partout dans ses voyages…je suis touchée…

Il me griffonne quelques mots sur la pochette que je lirai plus tard lorsque je serais couchée …

« Si j’avais été père, si j’avais eu une fille, je l’aurais appelé Marilou… mais on n’est pas sérieux même quand on a 44 ans… »

dimanche, 02 décembre 2007

Tout fond sauf le bâton…

Avant-hier soir, j’affiche un bide des plus complets avec l’aide active de "mon baroudeur des tropiques". Bancal mais du mauvais côté de la ligne, il me prend pour quelqu’un que je ne suis pas. Et, non, hein, je ne pense pas à déboucler sa ceinture pour y glisser ma main.  Encore très vieille France, pas sainte nitouche non plus mais avec un minimum de savoir faire-vivre,  je ne prends pas ce genre d’initiative alors que je n’ai même pas posé (et que je ne poserai pas) mes lèvres sur les siennes. Le monsieur interprète mes gestes comme ça l’arrange, pour limiter mes pseudos ardeurs qui n’en n’étaient pas, pour me faire rappeler qu’il ne sera pas amoureux et qu’un avion pour l’emmener quelque part l’attend prochainement. Il me coupe toutes envies de rester plus longtemps, sa maladresse me refroidie et une pulsion me pousse à réveiller Gabriel en pleine nuit, je ne sais même pas pourquoi…enfin si… 

Je ne tarde pas à rentrer chez moi et pour une fois, j’apprécie la solitude dans mon lit. Quelques heures de sommeil pour recharger les batteries avant de remettre les couverts. Gabriel passe me chercher, je termine de me préparer en sa présence, je perds de mon efficacité, problème de timing et de fatigue (surtout). Nous partons dîner chez des amis où nous assistons à une partie de trivial poursuite avortée par une embrouille à la con entres deux adversaires. Heureusement,  la présence des enfants (d’un super ami divorcé) dans cette pièce me fait oublier la bêtise des adultes.

Ses petites girls blondes de 7 et 11 ans sont bien mieux qu’un tube de guronsan. Elles sont top délires, l'une rêve de devenir chanteuse, l'autre styliste et m'appellent "tata do Brasil". Ca tombe bien, je suis fille unique, donc des neveux et des nièces, je peux oublier...Elles m'ont adopté et m'ont réconcilié pour toujours avec les gamins dont j'avais tant de mal à approcher y a encore deux ans avant qu'elles croisent mon chemin. Je suis conquise, limite "gaga" et je voudrais bien sûre les mêmes! Je leur promets un réveillon de la Saint Sylvestre de la mort-qui-tue avec oeufs kinder à volonté et du Tokyo hôtel à fond la caisse !!!!

Malgré tout, l’ambiance est un peu plombée, nous décidons tout de même d’attaquer le dessert avant de laisser les protagonistes concernés régler leur salade en interne. Pris au piège par Mr M, ils nous entraînent chez lui pour une dégustation de whisky improvisée. Pour moi, ce sera juste cafés-clopes en écoutant un remix de "Like a virgin". Je ne me lasse pas de contempler les bottes de mes rêves enfin à mes pieds et à ma taille, c’est la classe, rien à dire.

Gabriel est bien en forme, ça fait plaisir à voir. Je pars dans des fous rires à répétition quand celui-ci met sa capuche à fourrure sur la tête et me sample à merveille une vieille pub « Tout fond sauf le bâton ». Il tient ce rôle à la perfection, on s’y croirait ! Ce type est fou, il me rend folle, mais si il n’existait pas, il faudrait l’inventer…

3877be3d43958d809547dd1b7f5ef8e0.jpgf148503c618bff5248d10191c34e2449.jpg

Poussé par une faim incontrôlable, nous trouvons encore le courage de nous rendre dans une brasserie ouverte 24h sur 24, où nous commandons des planchats du bougnat, un steak tartare frites et une plâtrée de lasagne. On n’ose pas le vin (quand même) il est un peu 06h du mat.

Plus tard, allongée dans mon lit, je me repasserai en boucle des images dans ma tête d’un Gabriel et de son fameux "Tout fond sauf le bâton"…

Je me marre toute seule…Il est vraiment dingue…mais je crois que j’aime ça…

samedi, 24 novembre 2007

Des piétons partout...

Hier soir, j’accepte (enfin) l’invitation à dîner d’un copain-ex collègue de boulot. Un infographiste avec lequel j’ai travaillé pendant 2 ans avant de finir par me faire licencier (à ma demande) et décréter que finalement lever ses fesses de feignasses pour aller taffer pour une bande de con, ça ne favorisait pas une vie sociale mais empêchait la mienne de s’épanouir. Même si je suis consciente qu’un beau jour je devrais retourner au chagrin pour pouvoir avoir une « vie normale » comme monsieur et madame « tout le monde ».

Il y a quelques mois, j’apprends que ce dernier est de retour en France, nous reprenons contact et nous nous promettons de nous revoir très vite. A 40 ans, il a passé plus de la moitié de sa vie à voyager entre les Antilles, la Réunion, Maurice, Madagascar…Il n’a jamais réussi à poser ses bagages quelque part pour toujours. Pas de vie de famille, pas d’attache, juste un carton de CD avec SA musique qu’il trimballe d’un endroit à un autre, ses chemises colorées qui lui rappelle ses tropiques tant aimé et tous ses souvenirs inestimables. Personnage atypique, baroudeur mal rasé, qui relit les soirs de spleen, Céline, les fleurs du mal, et le prophète de Khalil Gibran.

Il est 20h lorsque j’arrive chez lui, enfin chez son père absent, qui l’héberge lorsque celui-ci fait escale à Paris. Il a dressé la table, allumé des chandelles, me sert une coupe de champagne, et m’offre une jolie rose pendant que Miles Davis tourne dans la chaîne. Je suis touchée. Je n’ai pas l’habitude de tant d’attention à mon égard. Nous discutons longuement avant de passer à table où il a préparé un succulent repas Malgache. Je me retiens pour ne pas lui demander si je peux aller en cuisine racler les fonds de casserole. Quant au vin, il est excellent, je me serais volontier bu une seconde bouteille. Plus tard, nous passons de nouveau au salon où je passerai une bonne heure à lui chantonner (très mal) quelques célébres morceaux de Stan Getz et João Gilberto. Il ne se sépare jamais de cet album enregistré en 1964 à New York, et moi je ne me lasse pas de fredonner "the girl from ipanema", qui me donne la "saudade" (nostalgie) de mon deuxième chez moi.

Nous nous terminons au Moët & Chandon et au rhum bologne. Ces cocktails me transportent bien loin. 143cb61ceb104f98d0cf3fb7cd96f43f.jpg Je pique du nez et je grelotte de froid. Signe qu’il est temps pour moi de m’éclipser. Il me propose en "tout bien tout honneur" de me déplier le canapé, mais je ne veux pas. Je n’aime pas dormir "chez les gens", et puis seule dans cette grande pièce blindée de figurines miniatures, j’ai peur de faire des cauchemars. Son père est un collectionneur ou plutôt un fétichiste (vu le nombre, plus de 3000) de cavaliers et de "piétons".  J’apprendrais que dans le jargon de la figurine et du modèle réduit "les piétons" sont des petits personnages qui n'ont pas de chevaux. C'est extraordinaire, ambiance décalée à mort, fou rire, tout comme j'adore ! Ces petits "bonhommes piétons" resteront pour longtemps gravé dans ma mémoire.

Je m’écroule sur le canapé pour me requinquer un peu. Il s’asseoit près de moi en fumant un "Roméo et Juliette". J’appui ma tête sur le rebord en bois. Il ouvre ses bras et me dit "Allez, viens petite dans les bras d’un homme". Je ne me fais pas prier. Je pose ma tête sur son torse, il passe son bras autour de moi, et me "frotille" tout doucement pour me réchauffer. La chaleur humaine, que c’est bon ! Cette saleté de chaleur humaine qui vaut tout les duvets du monde. Je me rend compte à quel point je manque d’affection, de tendresse, à quel point je suce jusqu’à la moelle ces instants comme si plus jamais de ma vie j'en aurais d'autres. J’ose lui demander de ne pas s’arrêter, mais mes paroles sont inutiles, je vois dans ces yeux qu’il a tout compris, qu’il sait, qu’il l’a ressenti. C’est simple, c’est bon, ça n’ira pas plus loin, mais c’est très bien, je ne veux pas, il ne me propose pas, il n’essaye même pas…c’est divin…

Je fini par trouver le courage de rentrer. Je m’endors avec l’odeur de son parfum mélangé au mien et je me réveille en appelant Gabriel. 72 heures, que je n’avais pas eu de ses nouvelles, après qu’il est annulé à la dernière minute notre soirée de mercredi en m’envoyant un sms qui n’expliquait rien. Je m’étais fais un sang d’encre, j’étais angoissée, j’avais essayé de le joindre des dizaines de fois, je m’imaginais un tas de trucs, j’ignorais ce qu’il se passait. Il me rassure, il me soulage, tout vas bien, il est sur le chemin du retour…

lundi, 28 mai 2007

Pleine de charme et d’éclat...

Samedi 15h, branle bas de combat la Kommandantur Mlle la catho sonne le rappel avec une mission des plus ardues : déposer sa cousine à Roissy , laquelle s’avère être un ersatz de cette dernière. Contrairement, à ce que nous redoutions elle n’avait pas opté pour un pèlerinage à st jacques de Compostelle mais pour un séjour de choriste œcuménique à Zaragossa. A 18 ans révolus, il faut encore lui tenir la main pour approcher un comptoir d’embarquement. Pour tout arranger, le dit comptoir se trouvait en zone "no man ‘s land" nous interdisant ainsi le pouponnage escompté. En bonne flippée, Mlle la catho avait prévu 04h30 de marge pour le cas où Al Qaida aurait décidé ce jour là d’envoyer ses kamikazes survoler l’aéroport. Nous nous sommes donc réfugié dans le premier rade venu où après une over dose de cappuccino temps fut venu d’abandonner la cousine à son triste sort. Nous la vîmes disparaître rouge comme un piment et tellement stressée qu’elle ne prit pas même la peine de nous gratifier d’un bisou d’adieu. Une fois de plus, le spectre était vaincu.

Notre béat faite, nous nous ruâmes sur le premier centre commercial venu faire provision de victuailles pour la foirasse planifier depuis 8 jours. Voilà notre équipe de choc se lançant dans les courses au milieu de la multitude de blaireaux consommateurs du samedi. J’ai honte à l’avouer mais très vite gavée par le manège, je me suis écroulée au milieu des fraises sans trop m’y attarder toutefois car un rayonniste m’a demandé de dégager mes fesses de feignasse. Ne leur étant d’aucune utilité, je me suis réfugiée dans le mac do de la galerie où j’ai patienter 1 heure et demi que ses m'sieurs, dames aient achevés leurs petites emplettes . Ma conscience me pesant quand même lourdement, j’ai assumé avec brio la mission pain, tant et si bien que je me suis faite pourrir d’avoir vu trop grand, il faut dire que j’avais fais fort :  4 kg pour 11 ! Et oui, j’ai un sens prononcé de la mesure, tout le monde le sait bien !

3e97f4da08e7640e4b52e8b61d430791.jpgArrivée chez ma cop’s, j’en bats ma culp mais la rame ne m’avait pas lâché. Profitant sournoisement du handicap physique (lombalgie) dont je souffre actuellement, je me mis en demeure de glander allégrement pendant que mes petits camarades se multipliaient aux tâches ménagères. Il faut imaginer le succès que je recueilli en la circonstance. Quolibets, noms d’oiseaux et autres : « Tu te crois où là avec tes Gucci sur la tête ? À Cannes ? Tu crois que tu vas au Martinez après ou quoi ?’ » de me culpabiliser au point de me résoudre à faire mine de participer en découpant quelques citrons verts.

Malgré ma défection dans la préparation, cette fête fut une totale réussite. Ambiance déchirée, chant à tue tête, biture généralisée enfin rien que de très habituel. Malheureusement me trouvant dans l’impossibilité de danser j’éliminais peu et en rentrant chez moi à 6h du mat avec 12 grammes, je me suis laissée surprendre et ai ajouté ma touche personnelle à la déco du hall de mon immeuble en posant une peau de renard du plus bel effet juste devant l’ascenseur. J’ai dû me concentrer pour ne pas crier Raoul une seconde fois, c’était moins une. J’ai monté les marches deux par deux en priant tous les Dieux que mes voisins n’aient pas entendu mes hurlements. Quelle honte ! une véritable prise de panique qui m’a poussé à aller me terrer au fond de mon lit sans même avoir le courage, je le confesse, de nettoyer mes cochonneries. Tout de même, j’ai trouvé la force de me laver les dents et me rincer la bouche avec de l’’oral B mentholé qui m’a au passage déchiré les poumons.

Je laisse imaginer mon état au réveil : ensucée à ras bord, casque à boulons et des fils de fer barbelés au fond de la gorge. Quant aux cernes, j’ai abandonné, désormais, je fuis tous les miroirs...c'est plus simple et ça coûte moins chers !

Vraiment, je n’ai strictement rien de glamour (Pourtant j'essaye !), si mes lunettes Gucci peux être...ouais, j’ai des Ralph Laurent et des Ray ban (aussi) DE SOLEIL bien sûre ! Bah, non, hein, je ne vais pas en rajouter et sortir mes lunettes Max Mara de myope, non celles-ci elles sont au fond de mon sac à main, je les sors seulement quand l’heure devient critique...;-)

jeudi, 24 mai 2007

Ah, la jeunesse d'aujourd'hui !!!

Mercredi soir dernier, deux gamines de 16 piges : ma cousine accompagnée d’une copine, toutes deux brésiliennes sont venues se réfugier dans mes jupes le temps d’un week end prolongé.

 

Elles sont en France depuis la rentrée scolaire dans le cadre d’un échange culturelle et linguistique, chacune dans une ville différente, l’une à Castres l’autre à Nancy. Ma cousine est celle qui a eu moins de bol, elle est tombée dans une famille de cul béni qui en guise de bienvenue lui ont fait faire la tournée des cimetières pour la Toussaint. Cette tribu relève de la caricature type "Lesquenois" (cf. : la vie est un long fleuve tranquille), messe obligatoire le dimanche, flicage permanent des gosses, et main sur les couvertures quand elles vont se coucher. Dans le domaine, je ne vois guère que la famille de ma cop’s Mlle la catho qui tienne la comparaison. Heureusement, aucun risque de séquelles ou de traumatisme pour ses deux donzelles habituée à vivre leur vie sans contraintes et en toute liberté dans leur pays qui vibre sous des rythmes de samba.

Grosse bouffée d’oxygène pour ces deux ados confiée à ma responsabilité on ne plus rock n’roll :

 

(Attention, les deux demoiselles ne participent pas à cette petite danse improvisée, y a que nous trentenaires qui remuont nos fesses. Elles préfèrent largement nous observer en pouffant de rires...)

On dîne à 22h, défilés permanent de ma bande de pôte tous plus ou moins gazés, on se couche à pas d’heure et la vodka fraises (faute de cachaça ) est de rigueur. Déchirement total le dimanche venu lorsqu’elles ont du reprendre la route de leur cloître respectif. Elles avaient l’air de deux détenues rentrant de perm. En revanche, gros soulagement de mon côté de les voir regagner leurs pénates. En effet, j’ai dû multiplier les casquettes, tour à tour guide touristique, assistance sociale et j’en passe. Pour tout arranger, la copine de la cousine s’est avérée être une chieuse de première ;  limite pathologique genre TOC, et autres névroses obsessionnelles. Parmi, ces délires proposés : un goût immodéré, une ébouriffante assiduité à visiter systématiquement et plusieurs fois les chiottes de tous les endroits où nous sommes passés (Restaurants, bars, musées, Eurodisney....). Nous redoutions de prime à bord, une incontinence chronique à la limite du fluviale pour découvrir au final qu’il n’y avait là qu’un amour immodéré du lavage de main jusqu’au coude. Je veux bien croire qu’elle ai un sens prononcé de l’hygiène mais là ça relevait de la psychiatrie.

Enfin, après s’être lavée les mains bien comme il faut, cette petite était du genre raffiné en matière d’alimentation. On n’avait intérêt à viser juste pour tomber dans le panel de ses plats préférés. En vrac, "pomelos" au petit déj et rien d’autre, saumon fumé à condition de le servir avec la salade originellement prévu deux plats plus tard, pizza interdite, crise pour prendre des carottes crues chez trucmuche machin chose du pays donald plutôt que des frites. Certes, démarche hautement diététique s’il en est, puisque suivi d’un cheeseburger bien gras substitué au club sandwich (trop froid) initialement prévu au menu.

Jamais en mal de divagation, elle nous a fait un show à la limite du delirium très mince.  Assise par terre chez H et M elle s’est mise en demeure de ranger avec une rigueur toute militaire son sac à main qui preuve indubitable de sa féminité était bien sûre un joyeux foutoir. Ce petit numéro ne prit pas moins d’une bonne demi heure et j’ai presque hésité à passer avec un chapeau dans le public : « A votre bon cœur, M'sieur, dame, pour l’artiste ».

La pauvre enfant, c’est qu’elle a aussi beaucoup souffert de la rigueur du climat de notre belle capitale se plaignant sans cesse d’avoir froid, couverte qu’elle était d’un débardeur taille 8 ans d’où cherchait désespéramment à jaillir son 90 D. Notre grandeur d’âme nous avait pourtant conduit à lui prêter moult pull over et autres chandails mais sans doute ne s’accordaient-ils pas à son pantalon taille basse raz la touffe laissant apparaître un string tendu comme un trader de wall street au matin du jeudi noir : un peu comme ceux que l’on croise d’ailleurs sur leurs plages mythiques (un peu aussi les miennes, d’accord, j’avoue !).

 

Entre autres délicatesses découvertes à posteriori, bonbons écrasés à l’arrière de la voiture, cyclone dans la boîte à maquillage dune amie qui nous avait gentiment reçu à dîner en sortant de chez Mickey. En clair, jeune fille bien sous tout rapport.

 

Ah, ces petites brésiliennes, elles sont toutes sauf sages...;-)

D'accord, faut bien que jeunesse se passe...mais si possible ailleurs qu'à mes côtés, merci bien ;-) !!!

samedi, 14 avril 2007

"Artichaut poivrade et cygne revestu..."

Vendredi 13 c’était hier, et je n’ai même pas tenté de jouer au loto pour gagner la super cagnotte. Moi, qui suis si vénale j’ai zappé, je suis vraiment trop conne. A cette heure-ci, j’aurais pu être multimilliardaire avec une Black american express. Je serais en train de quitter le pays pour une île vierge du pacifique. Je n'aurais plus eu le besoin de lever mes fesses de feignasses et raconter des balivernes pour sécher le bureau. Un fax, une lettre de dém, et hop c’est fini ! Mais, non hein, ce matin j’ai juste une demi-gueule de bois, mal aux tempes, et un compte bancaire toujours dans le rouge. Pff, je sers à rien !

Couchée à 06h du mat, réveillée à 11h par un voisin qui n’a rien d’autre à foutre pendant ces jours de congés que de s’acharner sur sa perceuse de merde. Je suis verte. Heureusement, hier soir fût une excellente soirée, nous étions tous conviés chez ma cop’s Mlle la catho, y compris mon amant illégitime et sa pseudo meilleure amie. Mais, ça va j’ai géré, ou plutôt la vodka pomme a géré pour moi. La maîtresse de maison nous avait concocté un succulent dîner sauf les artichauts poivrades comme entrée, ça c’est cradingue. C’est que ce n’est pas de la gnognotte, c’est tout un art que de savoir où croquer pour ne pas s’étouffer avec les feuillages. Malgré les diverses démonstrations de ses frangins, je n’ai pas réussi à en manger un quart correctement sans avaler des trucs qui ne fallaient pas. Très vite, j’ai abandonné et ce, à leur grand regret car ils en avaient deux bassines pleines, ils avaient fait une super affaire au marché.

medium_Cygne.jpgCette pauvre Mlle la catho, elle fait toujours dans la démesure, son côté "bisounours attitude" lui fait souvent avoir des idées des plus étranges. Nous étions en pleine dégustation de tarte tatin lorsque cette dernière en lisant un livre de recette du Moyen âge s'est mise dans l'idée de nous cuisiner un cygne. Je lui ai fais remarqué que je n’étais pas certaine que le volailler aurait ce genre d'oiseau dans son étalage. En tout cas, moi je n’ai jamais vu ça chez Mr Picard ! En revanche, un de ses frères déjà en âge de voter depuis plusieurs années, s’est proposé de prendre son épée de gladiateur pour aller en choper un sur le lac du parc situé au bout de la rue. De là, nous nous sommes lancés dans un grand débat « chasse, pèche, nature ». Je me suis rendue compte que j’étais complètement inculte. Pour moi un cygne c’est un machin qui sert en autre à décorer les lacs et les étangs pour faire beau. J'irais même jusqu'à dire que c'est un bidule vivant hyper classe. J’étais à milles lieux de m’imaginer qu’il était un cousin du canard en version aquatique sauvage. Idem, pour les lucioles, je visualisais cette bestiole comme une espèce de chenille géante qui s’illumine dans la nuit, exactement comme celle qu’on croise dans les rayons de jouet club. Néanmoins, j’ai des circonstances atténuantes c’est que j’en croise pas tous les jours non plu. La dernière fois que j’ai vu un cygne c’était même pas pour de vrai, mais dans le générique du dessin animée "au pays de Candy". Quand cette petite blondasse jette des pétales de roses dans le lac et qu’elle lui fait un calin pour se consoler de l’absence prolongée de son Prince des collines. Pour conclure, mon amant illégitime veut m'offrir une ballade au Zoo. Il a insisté fortement sur le caractère d'urgence de cette visite. A coup, sûre dimanche prochain, j'y ai le droit !

Ce soir rebelote, on remet les couverts chez la demoiselle pour une soirée d’anniversaire. Je crains le pire surtout si le frèrot s’est exécuté après notre départ et qu’il est allé buter un cygne voir un paen car parait-il que c’est plus fastoche à attraper. Ils en savent des choses, eux ! Ouais, enfin un bon rosbif de bœuf saignant ou un gigot d’agneau me suffiraient largement, je ne suis pas difficile...non, non, je mange de tout ou presque...

Une chose est sûre y aura au moins de l’artichaut en rabe...

jeudi, 09 novembre 2006

Pas à 04h du mat !

(Sixième aparté) : J’ai le droit de faire des pauses...des fois...

medium_Horloge.jpgHier soir, je suis sortie rejoindre quelques membres de ma « bande infernale » à la Guinness Tavern. Nous nous sommes promis de ne pas rentrer à 04 du mat et de rester raisonnable. Oui, car il ne faut pas oublier que nous sommes un peu un mercredi soir et que pour la plupart d’entres nous, le lendemain c’est debout 06h voir 7h, et que téléphoner à son employeur pour lui dire avec la voix rauque « Désolée, mais ce matin je vais arriver un peu en retard car j’ai un petit empêchement » 1 fois ça passe, mais 10 fois dans le mois là déjà ça ne va plus ! Les arguments sont en rupture de stock et l’employeur, lui, il en a marre de les voir arriver à 11h avec des yeux de lapins russes, tout de suite l’histoire de la voiture emporter à la fourrière en pleine nuit n’a plus aucun sens.

Donc ce soir on ne rentre pas à 4 du mat !!!!!!

La Guinness Tavern ça fait un peu près 10 piges que je n’ai pas mis les pieds dans ce bar. Si mes souvenirs sont bons la dernière fois, c’était quand pour la première VRAIE fois Gabriel m’a été présenté par une ex-amie que  nous avions en commun à l’époque ! C’est pour dire, ça date...depuis...il s'en ai passé des choses....

Mes collègues de débauche avaient très envie de boire une enfin plusieurs pintes. Je n’aime pas la bière, je n’en bois jamais et encore moins de la Guinness que je trouve amer et vraiment pas à mon goût. Je fais tout de même l'effort de commander une bière mais par contre pour moi ce sera une "Kriek cerise", ne prenons pas de risques inutiles. Malgré tout, je ne resisterai pas à l'appel de l'exotisme et je clôture le tout à la "pina colada" !.

 

Nous profitons de cette petite rencontre pour éclaircir quelques points d'intendances. Ah, oui, c'est vrai j'ai oublié de vous dire, le 18 novembre et bien je fête mon anniversaire, mais cette fois-ci pour de vrai, avec la salle, le buffet, les 30 copains et copines, le gâteau, les bougies...la TOTALE !!!! Donc, le 17, le 18 et le 19 je suis HORS SERVICE...

 

- Le 17 c'est agencement de la salle + courses

- Le 18 c'est préparation du buffet, mais je mens car moi je ne ferais qu'assister ma "chef cuisinière" car je suis une "truffe", je sais manger mais je ne sais pas faire...heureusement, elle est là !!!

- Le 18 au soir c'est la fête !!!!

- Le 19...euh.....c'est EFFERALGAN PARTY et ménage...alors je ne connais pas encore l'ordre mais c'est quelque chose comme ça...;-)

 

Entres deux mises au point concernant ma future soirée , ils me font part de leur désir de week end prolongé à Dublin. Ils aimeraient beaucoup entreprendre cette petite escapade histoire d'écumer quelques pubs Irlandais. Je sourie, je les vois venir de loin les petits...Bon, pourquoi pas ? Tout est négociable, je peux éventuellement leur louer les services de mon contact sur place. Bien entendu à des tarifs défiant toutes concurrences MAIS payable 30 jrs avant le départ et à MOIIIIIIIIIIIIIIII. Je vais m'ouvrir un compte "paypal" ça peut aider dans les transactions. Je ne sais pas pourquoi, il trouve que j'exagère sur ce coup-là, et que s'ils décident de faire un tour là bas, ils aimeraient bien que je les accompagne. Ouais, mais qu'est ce que je pourrais bien faire à Dublin MOIIIIIIIIII, hein ? Vous avez une idée ????

 

Un peu plus tard dans la soirée, un de mes collègues de débauche qui n'est autre que Mr S prend l'initiative de joindre "mon rital" pour lui proposer de nous rejoindre. Celui-ci habite à quelques pas de là où nous nous trouvons. Ca tombe bien, il est dispo et accepte volontier. Et dire, que la dernière fois que je l'ai vu, je lui ai promis de le rappeler et que je ne l'ai pas fais...arfff....je n'ai pas l'air d'une conne. Je fais comme si de rien était, je ne relève pas l'affaire.

 

A 1 heure du mat, tout le monde décide de "mettre les voiles". Idem, je suis bien décidée à les suivre. Mais, "mon rital" me propose de prendre un dernier verre. Je me vois mal le lui refuser surtout après tous les "plans galères" que je lui ai mis depuis le mois de juillet dernier donc et bien j'accepte ! On se déplace au troquet du coin où l'on commande un café "histoire de faire bien" ! A 3, 30 £ la tasse, j'aurais mieux fait de me terminer à autre chose...N'allez pas croire que je suis une "polchtronnée", c'est pas ça, c'est juste une remarque !!!

 

"Mon rital" me propose de "visiter" son appart, étant donné qu'il habite tout près de là où nous sommes, c'est l'occasion ou jamais (selon ses dires). Je suis assez hésitante, mais je me laisse tenter. Nous sortons du troquet et quelques mètres plus loin, il s'arrête devant une grosse moto grise métallisée. Une moto, mais comment ça ???? Il ouvre son "attache case" et me tend un casque orange. Euh...je viens de m'apercevoir que je n'avais même pas fais attention que ce Monsieur tenait un casque à la main. Il est donc arrivée jusqu'ici sur un engin à deux roues. Et...tout ceux qui me connaissent un petit peu savent pertinemment que j'en ai une peur bleue. Un vieux traumatisme survenu il y a 30 ans. Parait-il que ce serait lié à une utilsation abusive de ma chère mère jusqu'à son sixième mois de grossesse. C'est dirons nous le seul motif réel qui en a été déduis. Enfant, je tremblais rien qu'au bruit du démarrage ou quand il y en avait une qui passait à toute vitesse sur une route.

 

La première et la dernière fois que je suis montée sur une moto, j'avais 18 ans, on m'y a obligé. J'ai fais 3 km et j'ai cru crever d'un arrêt cardiaque. En descendant, j'étais "blanche cadavérique" et j'ai mis une bonne heure à reprendre mes esprits. Ce n'est absolument pas de la comédie de ma part, c'est malheureusement la réalité. Je lui explique que je ne suis pas rassurée sur une moto, que c'est ma hantise et que je ne vais vraiment pas pouvoir. Il est très surpris de mon refus, il me dit que d'habitude les "nanas" aiment bien ce genre de sensation. Certes, mais ce n'est pas mon cas, je ne peux pas, c'est plus fort que moi. Je suis confuse.

 

Je sais bien que j'aurais dû sans doute me "lancer" d'autant plus que sa moto n'était pas une moto dite "sportive", c'est une grosse BMW stable et spacieuse. Il essaye de me persuader de lui faire confiance, me promet de ne pas rouler vite mais je n'ai pas le courage. Je refuse.

 

Je ne dis pas que JAMAIS de ma vie j'essayerai d'affronter cette peur mais pas comme ça, pas là. Si un jour, je me décidais à surmonter cette appréhension, je choisirai mon conducteur. Et, je sais déjà  qui serait l'élu à qui je ferais confiance, enfin s'il accepte....évidemment...Et puis on n'y est pas encore... avant ça faut que je me jete en parachute de je ne sais où....donc on va y aller "mollo" !

 

Par contre, je lui propose de le rejoindre en taxi. Finalement, il change d'avis, et commence à me faire toute une tirade du genre "Bon, écoute il est tard, laissons cette visite pour plus tard, c'est trop compliqué...patati, patata". Ok, je comprends que je l'ai totalement refroidi dans son délire. Qu'il doit se dire avec elle, c'est clair "adieu les balades en moto", elle n'est pas vaillante, c'est une "chochotte" ....etc...etc...

 

Tempis, peu importe...je ne vais pas me forcer...et puis à chacun ses limites ! Je suis comme je suis...j'y peux rien...j'ai peur, j'ai peur !

 

J'attrape un taxi au vol direction ma maison...et vous savez quoi ? Et bien le réveil de mon portable affichait un beau 04h du mat...bah voyons, hein...quoi que s'il était venu en 4 roues, ça aurait eté (sans doute) pire que ça...;-)

 

Sur ce...;-)

jeudi, 02 novembre 2006

De la vodka ou un sort ? !

Cinquième apparté : Non, non je n’abandonne rien, je vais continuer à vous raconter la saison 4 de mes aventures au Brésil, je fais juste une petite pause "halloween".

Mardi soir, j'étais invitée chez un ami, Mr S pour une petite soirée avec toute la bande habituelle, la même qui a partagé mes journées et mes nuits en Tourraine, celle avec qui j'ai "commencé" à fêter mes 30 piges mercredi dernier... 

21h00 - J’arrive donc chez l’ami Mr S, où quelques membres de la "bande infernale" sont déjà présents. Rapidement, j’attrape mon shaker et mon pilon (je ne sors plus sans) pour leur faire quelques caipirinhas. 1 heure après, je m'aperçois que la bouteille de cachaça (l'une des dernières en ma possession) vient de se prendre une méchante claque qui nous pousse à nous rabattre sur de la vodka. Je me suis faite la promesse de ne pas en abuser